Le Collectif Solidarité Roms a été reçu cette semaine par la Préfecture du Gard en présence des services de l'Etat (DDCS, Education Nationale, Pôle emploi...).
Lors de cette rencontre, le Collectif Solidarité Roms "a redit le caractère dramatique des conditions de vie sur le camp de la honte, route de St. Gilles où une dizaine de familles sont reléguées sur un terrain vague, sans ombre, sans eau, sans électricité, sans sanitaires, à proximité immédiate des engins du chantier LGV, respirant, en plus, tous les traitements phytosanitaires des arbres fruitiers mitoyens".
Par ailleurs, le Collectif rappelle "qu'aucune proposition concrète n'ayant été faite dans ce sens, nous demandons la tenue rapide d'une table ronde réunissant tous les pouvoirs publics locaux : élus et administrations, préfecture, mairie, agglomération, conseil général et régional, tous responsables du territoire sur lequel les familles vivent pour certaines depuis 10 ans : l'urgence ne peut pas leur échapper. Il s'agit d'agir vite et d'être efficace pour trouver des solutions d'hébergement digne qui sortent ces familles de la précarité extrême dans laquelle elles vivent depuis trop longtemps, et qui s'aggrave aujourd'hui."