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Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 16.05.2020 - anthony-maurin - 2 min  - vu 4004 fois

GARD Pas de confinement pour vos pathologies, acte 2

Au CHU de Nîmes, le centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) et toujours au rendez-vous.
Le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes Carémeau (Photo Anthony Maurin).

Le CHU de Nîmes Carémeau (Photo DR).

Les syndromes douloureux chroniques concernent 20 % de notre population soit près de 12 millions de personnes en France, autant que les pathologies cardio-vasculaires et psychiatriques réunies.

" Nous avons constaté sur le plan national une baisse très importante des recours et commençons, avec une reprise progressive, à constater des aggravations de certaines pathologies douloureuses chroniques et il faut parfois reprendre complètement au début des traitements qui avaient été intempestivement abandonnés ", indique le professeur Éric Viel, chef du service de médecine de la douleur du CHU de Nîmes.

L’absence de soins adaptés et de suivi peut conduire à une aggravation et à la pérennisation sur plusieurs mois ou années. De même, une prise inappropriée de certains traitements, une consommation prolongée de médicaments peut être source d’effets secondaires parfois sévères.

La raison principale est probablement la peur de déranger les services en cette période si délicate pour notre système de santé où, pour certains, une certaine appréhension à venir à l’hôpital en période de pandémie covid-19. Il importe donc que les médecins généralistes ou spécialistes qui le jugent utile n’hésitent pas à adresser leurs patients aux services spécialisés, comme ils le font habituellement. " Nous n’avons jamais interrompu la prise en charge et adapté nos modalités en multipliant par exemple les téléconsultations ", poursuit-il.

N'oublions pas que les différents services se sont organisés et que la prise en charge des patients est assurée et sécurisée. Ainsi, au CHU de Nîmes, des circuits sont dédiés aux patients non covid-19, de manière à éviter que les patients ne se croisent. " Depuis le début de la pandémie, nous avons pris des mesures très strictes destinées à isoler les patients non contaminés des malades infectés ou fortement suspects de l’être, rappelle le professeur Viel. Ces mesures, décidées selon les directives des autorités sanitaires et des sociétés savantes, nous ont permis de maintenir notre activité pour les patients les plus urgents. "

Un parcours sécurisé dans l'établissement

Une stratégie d'isolement et de séparation des patients infectés est mise en oeuvre au sein de l'établissement. Les secteurs d'hospitalisation, le parcours des patients, les personnels affectés aux différentes activités sont individualisés.

" Soyez certains que toutes les précautions nécessaires sont prises pour éviter une contamination pendant votre consultation ou votre hospitalisation, en particulier par la mise en place de mesures barrières strictes, conclut le professeur Viel. L’objectif de ces mesures est de sécuriser au maximum votre parcours dans l'établissement : patients et soignants systématiquement équipés de masques lors des consultations et des hospitalisations de jour, interrogatoire de dépistage systématique à l'arrivée, prise de température… Soyez enfin assurés que tout sera fait au sein de l'établissement pour que votre prise en charge soit le moins possible affectée par la situation de crise sanitaire que nous traversons. Malgré la crise actuelle, toutes les maladies chroniques doivent bénéficier d’un suivi régulier. Nous sommes tous mobilisés pour pouvoir accueillir les patients en toute sécurité. "

Anthony Maurin

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