Cette année encore, et depuis plus d’une vingtaine d’années, la campagne « Octobre rose » - qui incite les femmes à faire un dépistage du cancer du sein – revient à Nîmes.
Le ton de Michel Bazin, adjoint au maire délégué à la santé, est grave. La cause aussi. Mais elle pourrait l’être beaucoup moins si l’on en croit le médecin nîmois : « Le cancer du sein est la première cause de mortalité chez les femmes. Mais si le dépistage est bien fait, ça limite énormément les risques de mortalité. Un cancer dépisté à temps, c’est 90% à 95% de chance de guérison ». Le problème, c’est que « les femmes du sud ne sont pas très disciplinées », poursuit Bazin. Dans les pays du Nord, comme en Suède, le taux de dépistage atteint les 70-80% contre un difficile 50% dans l’hexagone.
Les Nîmoises encore trop peu concernées
Dans le Gard, 50% des femmes de 50 à 75 ans suivent le dépistage organisé (qui propose deux lectures : 7% des cancers sont diagnostiqués en deuxième lecture). 15% des femmes préfèrent un dépistage individuel (sans deuxième lecture) et 35% ne font rien. A Nîmes et Nîmes Métropole, les taux sont encore plus faibles : 35% de dépistage organisé dans la cité des Antonins et 38% pour sa métropole. Au total, 250 cancers du sein sont dépistés chaque année. Il y en a potentiellement autant qui ne le seraient donc pas.
Plusieurs manifestations dans le Gard
Toute l’ambition d’Octobre rose est d’inciter les femmes à se faire dépister. Pour cela, plusieurs manifestations sont prévues :
Le 3 octobre à 14h30 : Marche et course rose à Uzès
Le 14 octobre à 18h : « Les délieuses de langue » (compagnie de théâtre) à Carré d’Art. Ensuite les profs du CHU animeront un débat sur le cancer du sein.
Le 17 octobre de 10h à 18h : « Le ruban rose fait son cirque » avec des trapézistes, des jongleurs, une chorale. A 12h30 : Prix du concours vitrine organisé par l’association des commerçants Cœur de Nîmes. 6 commerçants seront récompensés.