Publié il y a 1 h - Mise à jour le 08.04.2026 - Camille Gillet-Labrit - 2 min  - vu 510 fois

AU PALAIS Il se sert de ses filles pour attoucher des femmes

Les faits se sont déroulés au sein de la piscine Aquatropic, à Nîmes.

- Photo Objectif Gard

Avant sa fermeture pour travaux, ce quarantenaire a profité d'une sortie fraîcheur à la piscine Aquatropic, à Nîmes, en août dernier, pour peloter les fesses de plusieurs femmes.

Le père de famille s’est rendu, en compagnie de ses deux petites filles, à la piscine nîmoise Aquatropic. C’est dans ce lieu habituellement destiné au loisir que les faits se sont déroulés. Trois femmes ont été agressées sexuellement lors d’une baignade on ne peut plus classique au cours d’une journée d’été. L’une d’elles a déposé plainte. C’est tout un mode opératoire qui a éclaté au grand jour.

Mohamed S., père de famille et prévenu, utilisait ses filles pour attoucher des femmes. Installées sur leurs bouées, il les déplace alors dans la piscine de sorte à ce qu’elles se dirigent vers des femmes, de préférence de dos. Prétextant les attraper, il en profite pour poser ses mains ou ses doigts sur les fesses de ces femmes en maillot de bain. Des faits, qu’il nie en bloc : "Je ne suis pas un gamin pour faire ça". Pourtant, les trois femmes décrivent les mêmes faits et dans un même contexte. Cela a eu lieu dans le grand bassin de la piscine et dans le jacuzzi. Certaines victimes ont même dû changer d’espace pour fuir Mohamed S.

"Je n’ai pas fait exprès"

Dans les trois cas, il est revenu à la charge deux fois, toujours dans le but de caresser leurs fesses. "Je n’ai pas fait exprès", explique-t-il, avant d’ajouter qu’il s’est systématiquement excusé. Au vu des troubles occasionnés, la police a été appelée par les agents de sécurité du centre aquatique, après que deux des victimes soient allées spontanément signaler le comportement du prévenu. Suite à son interpellation, les deux fillettes du prévenu ont été récupérées par leur mère.

Face au casier vierge du prévenu, le ministère public a tout de même fait le choix d’une peine d’avertissement sévère. Le procureur a alors demandé 8 mois d'emprisonnement avec sursis à son encontre. À contre-courant, la défense plaide ensuite la relaxe, appuyant la version du prévenu selon laquelle ses agissements ont été accidentels. À l’issue du procès, le prévenu a été déclaré coupable par le tribunal et condamné à une peine de 6 mois de sursis et une privation d’éligibilité pendant 5 ans.

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