Pour de nombreux responsables politiques, le titre compte. Surtout lorsqu’ils ont passé plusieurs décennies au pouvoir. Ce mercredi, Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes de 2001 à 2026, n’était pas peu fier de dévoiler, sur les réseaux sociaux, son « diplôme de maire honoraire ». Une distinction rendue possible par la loi — plus précisément par l’article L2122-35 du Code général des collectivités territoriales — qui instaure l’honorariat pour les maires et leurs adjoints.
En 2023, le maire de La Grand’Combe, Patrick Malavieille, en poste depuis 2008, a reçu pareille distinction. « Cela s’est fait sur proposition de Marie-Françoise Lecaillon, ancienne préfète du Gard », se souvient Patrick Malavieille, « j’ai reçu un diplôme avec titre de maire honoraire. Lorsqu’il y a des manifestations, on est convié. On fait partie du fichier protocole comme on dit dans le jargon… » Pour décrocher ce diplôme, l’édile doit remplir quelques conditions. La demande doit émaner de lui-même ou de l’un de ses proches. Il ne doit plus exercer la fonction élective pour laquelle le titre est sollicité. Enfin, il doit présenter un casier judiciaire ne comportant aucune condamnation ayant entraîné une inéligibilité.
Purement honorifique, cette distinction n’ouvre droit à aucune indemnité, ni avantage particulier. Elle permet toutefois à Jean-Paul Fournier de continuer à être appelé « maire de Nîmes ». Le 7 mai prochain, la préfecture remettra officiellement les diplômes honoraires de maire et d’adjoint. Une centaine d’anciens élus sont concernés.