Publié il y a 2 h - Mise à jour le 20.03.2026 - Sacha Virga - 5 min  - vu 213 fois

GRAU-DU-ROI Charly Crespe conclut sa campagne sous une très forte affluence

Charly Crespe

Charly Crespe, à l'occasion de son dernier meeting

- Sacha Virga

Pas moins de 400 personnes dont certains élus environnants, sont venues apporter leur soutien à Charly Crespe, candidat aux élections municipales du Grau-du-Roi. Le conseiller municipal d'opposition avait figuré en première position lors du premier tour, devant le maire sortant Robert Crauste. 

La commune du Grau-du-Roi va peut-être ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. Hier soir au théâtre Jean-Pierre Cassel, Charly Crespe a de nouveau mobilisé une foule immense, entassée sur les hauteurs de la salle et sur les fauteuils rouges. Plus de 400 personnes ont répondu favorablement à l'invitation. Le candidat aux municipales avait déjà recueilli plus de 2440 suffrages au premier tour, le positionnant en première place devant le maire sortant Robert Crauste. Plusieurs personnalités politiques locales sont venues le soutenir : la sénatrice Vivette Lopez, le nouveau maire de Gallargues-le-Montueux Adrien Ruy, le président du PETR Vistre-Vistrenque Thierry Agnel ou encore la candidate d'Aigues-Mortes Noémie Albecq-Megias. Colistiers d'Alain Guy, Enry Bernard-Bertrand et Yvette Flaugère ont également participé au meeting.

Ce long périple qui s'achèvera dimanche, aura débuté il y a déjà plusieurs années. "On ne peut pas se présenter à une élection en faisant surface quelques semaines ou quelques mois avant, que l'on soit un candidat sortant ou non", lance-t-il. Remerciant la très forte mobilisation dans les urnes (66%, un des plus gros scores du Gard), il couvre également de louanges tous ceux qui l'ont accompagné dans cette aventure, amis, colistiers, leurs familles et tous les soutiens qu'il a pu recevoir. "Plus de deux électeurs sur trois se sont déplacés dimanche pour sanctionner l'action de la majorité sortante", se félicite-t-il. "J'ai fait une promesse lorsque je me suis présenté à l'association qui représente les associations de marinas. J'ai bien l'intention de tenir mon engagement et j'ai étudié la faisabilité de la mesure suivante : mettre fin aux contentieux. Et vous serez capables de me sanctionner aux prochaines élections si je ne l'ai pas fait", assume-t-il jusqu'au bout. 

Et comme un petit jeu, il propose à l'ensemble des bureaux de votes un défi. Celui qui aura eu la plus forte progression en terme de pourcentage, aura une petite surprise. "Je m'engage à venir dans le bureau en question, faire des crêpes à mes frais pour la Chandeleur et je les offrirai ! Je sais que certains d'entre-vous étaient venus aux premiers réunions que nous avions fait à cette même période. Certains mobilisent par la terreur, moi par la douceur", promet-il en souriant.

Regrettant que certaines personnes aient été déçues par les politiques, Charly Crespe a bien insisté pendant sa campagne sur le porte-à-porte et les réunions chez l'habitant. "Je peux les comprendre et je le déplore. C'est une raison de notre engagement politique et une des raisons pour lesquelles je vous demander d'aller chercher ces personnes et les remettre en confiance pour qu'elles aillent voter dimanche !". Même s'il le rappelle, le vote est un droit démocratique, pas un devoir. "J'invite aussi ceux qui ont porté leur voix pour une autre liste, à nous rejoindre", ajoute-t-il. 

Bilan

Les nombreuses rencontres avec les habitants depuis des mois, ont permis la constitution d'un dossier de 80 pages de doléances, de remarques, de points positifs et de questions très précises. Même s'il ne prétend pas avoir de baguette magique, Charly Crespe s'engage s'il est élu maire, à respecter au maximum toutes les demandes faites par les riverains. "Je m'engage sur les six mois à vous présenter un retour sur tous ces services. Si vous me faites confiance, je m'engage à travailler avec les services pour vous apporter une réponse et un plan pour répondre à vos préoccupations. Parce que c'est ça être un élu".

Tout récemment, un débat a eu lieu entre lui et Robert Crauste chez nos confrères d'ici Gard Lozère. "Ça n'a pas été facile de l'obtenir, parce que Robert Crauste a fini par accepter en mettant une condition indigne : le faire hors public. Il n'a pas voulu le faire sur une terrasse de café comme ils le font souvent. Mais ça ne nous a pas empêché de débattre sereinement. J'ai été surpris, je m'attendais à ce qu'il ait une attitude de repentance et de reconnaître le résultat et peut-être ses erreurs. C'est important de savoir dire qu'on se trompe quand on fait de la politique". Avant de continuer avec ironie : "J'ai assisté à un débat avec un adversaire, qui a passé son temps à dire que tout allait bien, que c'était grâce à lui que deux médecins se sont installés, que les gens sont heureux, et que les réalisations, il y travaille et elles vont venir. Il ne fera pas ce qu'il n'a pas fait en douze ans. J'ai trouvé ça parfois un peu limite, il est dans l'attitude de celui qui est déconnecté du sol".

Charly Crespe
Charly Crespe et ses colistiers • Sacha Virga

"Quand je lui ai parlé des logements sociaux que nous sommes allés voir et qu'il pleuvait à l'intérieur des bâtiments, il m'a répondu que Habitat du Gard avait déjà dépensé cinq millions d'euros. Je lui ai répondu qu'ils pouvaient dépenser autant que possible, il pleut encore. C'est le symbole de l'inefficacité de l'action publique. Sur la santé, pour lui il n'y a pas de problème. Il est à l'origine de la maison médicale de garde. Un peu plus et je croyais que c'était lui qui y travaillait pendant les gardes. Mais je pense qu'il est tellement déconnecté que je vous le déconseillerai peut-être...", répond-il avec ironie. "Nous allons devoir le sanctionner sévèrement".

La tête de liste sort le document de campagne de son concurrent, assurant qu'à l'intérieur, il y avait "des choses ignobles". "Vous avez peut-être reçu ce document qui joue sur les peurs, notamment sur les agents de la collectivité. C'est honteux ! Sur les EHPAD, Robert Crauste dit que je veux privatiser, augmenter les tarifs et tout changer. Il oublie surtout de dire qu'à l'heure où je vous parle, le médecin coordinateur est parti, la cadre de santé aussi et que certains membres du personnel m'ont interpellé en discrétion et en souffrance de ne pas être entendus. Robert Crauste ferait mieux de s'occuper de l'EHPAD Saint-Vincent et des résidents actuels et pour d'autres raisons que de leur demander des procurations".

Charly Crespe a beaucoup hésité à évoquer un certain point, qui fait partie de sa vie personnelle : son départ des Aigues Marines, un établissement médico-social. "Je ne peux pas ignorer qu'il sache réellement les conditions de mon départ et la souffrance au travail que j'ai eu. J'ai vécu une terrible expérience professionnelle et je trouve ça lamentable de revenir sur ce passage de ma vie personnelle quand on sait à quel point il m'a affecté. C'est honteux monsieur Crauste. Je vais vous demander de mobiliser tout votre entourage pour qu'on sanctionne encore ce maire qui est le docteur Robert Crauste", répond-t-il avec une certaine émotion, assurant qu'il sera toujours très sensible à la santé mentale de tous, en contribuant à trouver les meilleures solutions pour résoudre les conflits.

Avant de remettre une pièce sur le sujet de l'éco-quartier. Il aurait espérer qu'avec les 9 millions d'euros, le maire achète du bâti existant pour le réhabiliter, pour conserver le parc, un poumon vert où Charly Crespe espère que les habitants pourront bientôt se promener. Assumant sa position personnelle à droite, il assure qu'il sera le maire de tous les habitants et de tous les problèmes, peu importe leurs idées et qu'il aidera tout le monde, car dans une commune de petite taille, l'étiquette politique importe peu. Et que son expérience dans l'opposition à la ville et à l'intercommunalité lui aura permis de grandir et construire un projet pour le futur du Grau-du-Roi.

Sacha Virga

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