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Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 09.09.2020 - stephanie-marin - 2 min  - vu 916 fois

LE 19H Une reprise d’activité en demi-teinte dans les salons de coiffure

(Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Les salons de coiffures ont rouvert leurs portes le 11 mai dernier. Une reprise très attendue à la fois par les coiffeurs et les clients. Dès lors le taux de fréquentation est monté en flèche mais semble depuis jouer aux montagnes russes.

Pendant le confinement, ils se sont fait des cheveux, au sens propre comme au figuré. Dès l'annonce de la réouverture, le 11 mai, partout en France les clients se sont précipités chez leur coiffeur pour mettre fin à ce phénomène que certains ont surnommé "la dépression capillaire". "Certaines clientes avaient honte parce que leurs racines ou leurs cheveux blancs se voyaient trop", se souvient amusé, Camille Sammut, gérant du salon "L'adresse coiffure" à Nîmes. Pour répondre à cette situation d'urgence, l'artiste capilliculteur nîmois - champion de France et vice-champion d'Europe - a dû étendre ses plages horaires d'ouverture, de 9h jusqu'à 21h parfois.

Shampoings, coupes, couleurs... L'équipe du salon nîmois a tenu un rythme effréné pour répondre à toutes les demandes pendant quatre semaines. Puis le soufflé est retombé avec une plus forte baisse enregistrée entre le mois de juillet et le mois d'août, soit -20% par rapport à la même période l'année dernière. Selon Camille Sammut, les départs en vacances mais aussi une certaine crainte du virus qui persiste, expliqueraient cette baisse d'activité.

Le taux de fréquentation est reparti à la hausse lors de la rentrée scolaire. "Maintenant et de nouveau, ça se stabilise doucement, donc ça devrait rentrer dans l'ordre dans les mois à venir, sachant quand même qu'en France, il y a une baisse d'activité de 15 à 40% selon les chiffres de la Fédération nationale de la coiffure française (FNCF). C'est une période qui nous a marqué. Il faut avancer maintenant. Il faut que l'État essaie de compenser par d'autres gestes." Un passage de la TVA de 20 à 10% par exemple, comme la FNCF le réclame depuis quelques années.

Le gérant de "L'adresse coiffure" reconnaît l'essor de la coiffure à domicile depuis quelques années et d'autant plus depuis le déconfinement. "J'ai reçu énormément d'appels de mes clients habituels mais aussi d'autres personnes qui n'ont pas pu avoir de place en salon ou qui avaient tout simplement peur d'y aller, de côtoyer du monde", confirme le Bellegardais Romain Gervais, coiffeur à domicile.

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Stéphanie Marin

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