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Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 11.01.2015 - tony-duret - 2 min  - vu 175 fois

LE PORTRAIT DU DIMANCHE Agnès Vultaggio révolutionne la serviette de table

Agnès Vultaggio avec une serviette Pont du Gard. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Il y a plusieurs années, Agnès Vultaggio, une ancienne assistante vétérinaire qui vit à Marguerittes, a vu sa vie bouleverser à la suite d’un accident qui l’a paralysée pendant de longs mois. Alors qu’elle est alitée, elle réalise que les serviettes de table dont disposent les malades ne sont pas adaptées : « J’ai vu beaucoup de personnes qui souffraient d’arthrose être incapables de détacher leur serviette, un geste trop difficile pour elles. Du coup, certaines les gardaient toute une après-midi. Et puis, vu qu’elles s’enfilent par la tête, ça décoiffait certaines dames coquettes ou ça faisait tomber les lunettes d’autres », explique Agnès. Aussitôt rétablie, la quinquagénaire décide de changer les choses pour améliorer le confort des malades et murit le projet d’une serviette beaucoup plus simple à enfiler, adaptée à toutes les morphologies, à tous les âges.

Une idée ingénieuse

Pendant des mois, l’entrepreneuse se démène, frappe à toutes les portes et cherche des partenaires qui pourront l’aider dans la confection des serviettes. Le CAT de Caissargues, les Magnanarelles, prend en charge la partie couture. Un homme accepte, lui, de faire les sérigraphies. Un autre lui propose de réaliser un léger collier indéformable et incassable. L’aventure commence ! Il ne manque plus que le nom des serviettes : Agnès choisit « Les Gaudinettes de Nîmes », qui signifie « petit repas joyeux ».

300 serviettes sont fabriquées avec plusieurs modèles. Un pour les enfants de 3 mois à 8 ans, un autre, plus long et plus large pour les personnes en situation de handicap, un pour les femmes, un pour les hommes et un dernier pour les personnes âgées. La grande idée de l’inventrice réside dans l’attache de la serviette : elle tient toute seule grâce au collier. La matière, 100 % coton, séduit beaucoup les acheteurs : « Contrairement à celles qui sont présentes sur le marché, la mienne ne peluche pas après 200 lavages. Et le coton absorbe parfaitement les tâches. Pour le lavage, c’est simple : à 40° comme 90°, il n’y a aucun risque ».

Nul n’est prophète en son pays

Seulement, quand Agnès fait le tour des maisons de retraite et des hôpitaux du département pour présenter son innovation destinée à simplifier la vie des malades, elle n’essuie que des refus. Vaillante, croyant à son projet, c’est sur les marchés qu’Agnès trouve son premier public : « J’ai plusieurs serviettes avec des dessins du Pont-du-Gard, des Arlésiennes, des gardians, des taureaux (…) dont les étrangers sont très friands. Les Belges, les Suisses, les Anglais et surtout les Allemands m’en achètent, parfois même par dizaine ! » Aujourd’hui, l’inventrice des Gaudinettes de Nîmes n’a qu’un souhait : « pouvoir aider les autres ». En attendant, elle fournit les particuliers très demandeurs de ses serviettes aux couleurs locales.

Pour plus d’informations : suivre ce lien ou contactez Agnès au 06 67 30 71 68.

Prix des serviettes : de 11,50€ à 21€. Un porte-serviette est également proposé à la vente.

Tony Duret

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