Après Sting et avant Marilyn Manson, le festival de Nîmes accueillait mardi soir les pionniers du rock alternatif. La soirée s'est ouverte à 20h30 avec Dynamite Shakers. Le jeune quatuor français a donné le coup d'envoi grâce à un rock garage brut, avant de céder la place aux Américains.
Quelques jeux de lumière, un immense « P » ailé suspendu au fond de la scène et rien de plus. Fidèles à leur réputation, les Pixies vont à l'essentiel. Pas d'écrans géants, pas d'artifices. Depuis le lancement de cette tournée qui a débuté au Royaume-Uni au printemps 2026, les Pixies semblent avoir trouvé la bonne distance. Au chant, guitare sèche, Black Francis, fondateur et principal auteur-compositeur, reste fidèle à ce mélange de retenue et d'explosions soudaines qui caractérise le groupe depuis ses débuts. À la guitare, Joey Santiago frotte sa casquette contre les cordes de sa guitare pour faire surgir de nouvelles sonorités.
Derrière, à la batterie, David Lovering maintient un tempo d'une précision implacable. À leurs côtés, la bassiste britannique Emma Richardson, arrivée en 2024 après un passage au sein de Band of Skulls. Relativement puissant sans être assourdissant, le son met en valeur les contrastes chers aux Pixies. Les passages presque murmurés basculent soudain dans des décharges électriques, sans jamais perdre en netteté. Les classiques du groupe croisent plusieurs morceaux de The Night the Zombies Came, son dernier album, dans un concert intime très apprécié par les fans.