Objectif Gard : Vous êtes un habitué du salon des maires, qu'est-ce que ça vous procure de revenir chaque année ?
Marc Larroque : C'est toujours un rendez-vous très important parce qu'on revoit tous nos collègues maires. C'est déjà mon troisième mandat, et on peut aussi prendre tous les renseignements possibles auprès des entreprises. C'est aussi l'occasion d'échanger autour d'idées avec de nouvelles personnes. Le matin, on a pu participer à l'assemblée générale, et l'après-midi j'ai pu rencontrer des professionnels.
En tant que maire d'une commune de moins de 600 habitants, quels sont les éléments qui vous semblent importants à mettre en place pour votre mandat ?
Ce salon, c'est la possibilité d'avoir de nouvelles idées et de mettre en place de nouvelles transformations pour mon village. Mais je suis également président de l'Agence technique départementale, qui travaille avec 300 communes sur 350. Ça me donne donc l'occasion d'aller discuter avec les maires et de partir à leur rencontre dans leurs communes. On fait beaucoup de visites à domicile, parfois dans des territoires perdus dans les Cévennes et ça leur fait un grand plaisir.
Et quelles sont les demandes principales de ces maires ?
D'abord, ils sont intéressés par les questions juridiques. On a un service dédié à ça, et on leur répond dans les 48h, c'est une de nos premières activités. Nous faisons aussi de la restructuration de centres, des améliorations de rues. Alors on propose un partenariat avec le CAUE (Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement), une transformation de leur village pour qu'il soit plus moderne et plus vivant.
On le rappelle, vous êtes aussi conseiller départemental avec Maryse Giannaccini. Comment avancez-vous sur votre mandat depuis votre élection ?
On n'a pas de secteur prioritaire ni de secteur indépendant, on va partout où les élus nous appellent et on les aide à trouver des financements. On les aide à restructurer leur village et surtout, on travaille avec le contrat territorial qui est un des derniers contrats inaliénables du département et qui offre jusqu'à 25 % d'un projet d'une valeur maximum de 300 000 euros. Et tout ça, peu importe la commune et le maire. Dernièrement, j'étais à l'inauguration de la place Charles-de-Gaulle à Calvisson, c'était un long travail en deux phases mais important.
On sait aussi que le département du Gard doit faire des économies. Y a-t-il une possibilité qu'un jour, des choix soient faits pour les financements ?
Avec la présidente Françoise Laurent-Perrigot, nous avons été très clairs là-dessus : il ne faut surtout pas couper les contrats territoriaux. Effectivement nous devons faire des économies comme dans plus de 50 départements en France, mais nous, dans le Gard, on a maintenu ces contrats territoriaux, quelle que soit la commune.
Vous êtes le candidat perdant à la présidence du Pays de Sommières face à Jean-Michel Andriuzzi, comment le vivez-vous aujourd'hui ?
Nous avons une relation très lointaine, il a voulu mettre en place une direction non partagée. Je le vis bien parce que je suis toujours présent sur ma commune même si je ne suis pas dans le bureau décisionnaire et je me bats pour mon canton, pour la communauté de communes et pour l'intérêt général. Nous verrons dans les mois qui vont suivre les évolutions favorables ou non.
Est-ce que vous regrettez cette situation et cette double vision pour le territoire ?
Oui, il y a deux visions différentes, mais ma vision, c'est celle de faire partager par l'ensemble des maires et de remettre à plat. Peut-être qu'il y avait une politique qui n'était pas au goût de tous, et moi je voulais mettre tout le monde autour de la table, comme je l'ai fait à Salinelles, où je n'ai quasiment plus d'opposition. Mais ça n'a pas été la volonté décidée et je respecte le choix qui a été fait.
Concernant les élections sénatoriales, quel est votre candidate ou candidat fétiche ?
Je soutiens Denis Bouad depuis de nombreuses années. On se connaît depuis plus de vingt ans maintenant et mon nom est apparu sur sa liste de soutien. J'irai jusqu'au bout de ma démarche parce que c'est une question de fidélité et d'idées que nous partageons.