Publié il y a 1 h - Mise à jour le 19.01.2026 - Propos recueillis par Sacha Virga - 4 min  - vu 119 fois

L'INTERVIEW Thierry Féline, maire de Saint-Laurent-d'Aigouze : "Je veux poursuivre ce qui est déjà engagé"

Thierry Féline Saint-Laurent-d'Aigouze

Thierry Féline, maire de Saint-Laurent-d'Aigouze

- Sacha Virga

Élu maire de Saint-Laurent-d'Aigouze en 2020, Thierry Féline est candidat à sa réélection sans la moindre hésitation. Également chargé du développement économique à la Terre de Camargue, il serait favorable à un élargissement du côté de la Petite Camargue, tant les territoires se rejoignent sur de nombreux sujets.

Objectif Gard : Pourquoi avez-vous choisi d'être candidat à votre succession ?

Thierry Féline : Dans un premier plan, je veux poursuivre ce qui est engagé, avoir la volonté aussi bien dans l'investissement des travaux que dans les actions menées. Je pense notamment aux actions sociales en direction de la petite enfance et des aînés, mais également de la culture. Certes, il y a les traditions, les fêtes votives et les taureaux, mais il ne faut pas oublier la culture en général avec l'organisation de nombreux concerts et spectacles de qualité. Et c'est ce qui a créé une réelle dynamique pendant ces six années.

Beaucoup de maires nous disent qu'un mandat, ce n'est pas assez pour porter de grands projets. Si vous êtes réélu, avez-vous en tête certaines idées à mettre en place ?

Je pense évidemment à la ZAC Mitra. Pendant ce mandat, on a fait toutes les études pour l'aménagement de cette zone, à savoir les études environnementales et les études hydrauliques, entre autres. Dans le courant du mandat, on a eu la préemption de l'ancienne cave coopérative, dans le centre, sur une surface d'un hectare et demi. Aujourd'hui, elle est partiellement occupée, et on va donner au bâtiment un usage selon les besoins de la collectivité. C'est en cohérence avec l'aménagement de la ZAC Mitra, parce que l'étalement urbain est une chose, mais si on peut créer parallèlement une dynamique dans les centres, c'est plutôt positif.

Quelles sont les hypothèses de projet concernant cette ancienne cave coopérative ?

L'occupant nous a mis une surface à disposition, à savoir les bureaux, une partie du bâtiment et l'espace extérieur à usage de parking. Le bâtiment en lui-même ne fait pas moins de 4 000 mètres carrés. Sur ce qu'on va faire, une étude est en cours, tout comme une réflexion des élus.

Plus globalement, quels seront vos axes de travail si vous êtes réélu ?

Déjà, nous avons souhaité une consultation citoyenne, dont nous avons déjà les réponses, et les points majoritaires seront retenus et mentionnés dans le programme. Ce que je peux avancer, c'est qu'il y aura l'aménagement sur les six ans à venir de l'ancienne cave coopérative, qui a coûté très cher et qui nous a un peu contraint sur d'autres travaux. Il y a aussi la ZAC Mitra et puis, évidemment, des voiries et des chemins qui sont prévus et nécessaires, même s'il y a eu des linéaires de boulevards qui ont été réhabilités.

La rumeur court autour d'une candidature de l'ancien maire Laurent Pelissier...

Je ne peux vous donner aucune information, je ne sais absolument pas s'il va se présenter ou pas. Je sais qu'il a la tentation. Maintenant, je n'ai pas eu de mot supplémentaire à ce sujet. Mais si c'est le cas, je me plierai à la démocratie.

Vous êtes également vice-président de la Communauté de communes de Terre de Camargue en charge du développement économique. Qu'est-ce que cette fonction vous a apporté en six ans ?

C'est une délégation particulièrement passionnante et très vaste. Au niveau du développement économique, nous avons une difficulté, car notre territoire sur sa réglementation est très contraint. Nous ne pouvons pas accueillir des entreprises qui souhaiteraient s'installer. Nous y avons travaillé, nous y travaillons, mais c'est assez difficile parce que nous avons des zones avec des surfaces particulièrement limitées à l'urbanisation dans le secteur dans lequel nous nous trouvons. Ensuite, lorsqu'on parle aussi de développement économique, on a un volet touristique. Il y a aussi l'accent qui est mis pour l'accueil des touristes.

La CCTC et son président Robert Crauste ont lancé deux études, une première pour rejoindre le Pays de l'Or et une seconde pour rallier la Petite Camargue...

Nous avons eu une étude qui a été rendue sur l'agglomération du Pays de l'Or.
Il y a des points qui peuvent être positifs, mais il y a des points négatifs et notamment financiers. Cette fusion a créé une linéaire littorale importante, ça veut dire des dépenses futures dans le cadre de la protection du littoral. Et le Pays de l'Or s'étend jusqu'aux portes de Montpellier, donc assez loin de notre territoire. Sans compter que cette fusion génère une dépense de 130 000 €, sans avoir approfondi, et que l'on serait soumis à la loi SRU car on dépasserait les 50 000 habitants.

Votre préférence irait donc à cette seconde ?

L'orientation de fusion vers l'intérieur des terres en Petite Camargue, rejoindrait l'avis de la Chambre régionale des Comptes. C'est aussi pour Saint-Laurent-d'Aigouze et la Terre de Camargue, un bassin de vie, une identité. Nos territoires vivent ensemble et sont imbriqués. Les élus décideront, mais ce sont des points que je veux indiquer. Les hommes passent et les territoires restent, donc je veux une cohérence territoriale.

Le nom "Petite Terre de Camargue" vous plaîrait-il ?

C'est vous qui le dites (sourires). Après, s'il devait y avoir une fusion importante dans le futur, il est vrai que depuis la sortie de l'autoroute jusqu'à la mer, ce n'est pas incohérent. On pourrait avoir à terme une fusion avec Petite Camargue et Rhôny-Vistre-Vidourle.

Ce n'est pas la volonté du président de la CCRVV Philippe Gras pour le moment...

Pour l'instant non, ça n'engage que moi bien sûr. Mais lorsqu'on voit l'économie à la sortie de l'autoroute et après, l'économie touristique en direction de la mer, ce serait plutôt cohérent pour moi.

Un dernier mot ?

Présenter mes vœux, dans une période aujourd'hui qui est un peu morose au niveau national et international. Pour revenir au local, il faut rester dans une dynamique et dans la passion de notre territoire et de notre commune.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Propos recueillis par Sacha Virga

Actualités

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio