Publié il y a 1 h - Mise à jour le 30.06.2026 - S.SA - 2 min  - vu 298 fois

LUNEL Les Pescalunes à la conquête de l'Amérique

Avant le grand départ, les Pescalunes ont posé à Nîmes avec leurs valises aux couleurs des Crocos.

- Soren Samari

Ils sont huit, ils ont entre 60 et 78 ans, viennent de Lunel, supportent le Nîmes Olympique et s'apprêtent à traverser l'Atlantique pour vivre la Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Une bande de copains comme on en fait peu, avec huit valises identiques, frappées aux couleurs des Crocos.

Devant la boutique Le Nîmois, à Nîmes, difficile de les manquer. Le sourire large, l'accent du Sud et la valise rouge posée au milieu du groupe, comme un trophée avant l'heure. Dessus, un logo : "Les Pescalunes", un clin d’œil à Lunel, leur ville, et au Nîmes Olympique, leur passion commune. Dans quelques jours, ces huit copains lunellois, Hugues Mailhet, 60 ans, Jean-Luc Saluzzo, 61 ans, Alain Guerrero, 65 ans, Gérard Di Vuolo, 68 ans, Alfred Cervero, 69 ans, Bernard Delon, 70 ans, Jean-Louis Bouquet, 73 ans, et Jacques Rouvière, 78 ans, s'envoleront pour les États-Unis afin d'assister à la Coupe du monde. Un projet un peu fou, né il y a quatres ans, au moment ou l'édition de 2022 au Qatar touchait à sa fin. "Dans quatre ans, la Coupe du monde sera organisée en Amérique du Nord, moi, j'y vais de toute façon" lance l'un d'eux à tout le groupe. Très vite, tous le monde suit.

« On a mis une cotisation en place tous les mois », racontent-ils. Vols, hôtels, billets, déplacements intérieurs : tout a été pensé en amont. Départ de Montpellier, passage par Paris, direction San Francisco. Puis les vols intérieurs, avant un retour prévu par New York, Paris et Montpellier. « Tout est réservé. Maintenant, il n’y a plus qu’à kiffer », sourit Alain Guerrero. 

Dans ce groupe très soudé, il y a des anciens joueurs, des passionnés de ballon rond, des fidèles des tribunes et des histoires communes qui remontent loin. Certains se connaissent depuis des décennies. « On s’est rencontrés autour du foot, mais aussi par le travail, les copains, la vie », résument-ils. Et puis il y a Nîmes Olympique. Même à l’autre bout du monde, impossible de partir sans les couleurs du club. Les huit valises identiques en sont la preuve. Rouge, blanc, Crocos et Pescalunes. « On voulait marquer le coup », glisse Alfred Cervero.

La fameuse valise, aux couleurs du Nîmes Olympique et des Pescalunes  • Soren Samari

À l’aéroport, difficile de se perdre. Et aux États-Unis, les Lunellois comptent bien faire voyager un bout de Gard et d’Hérault avec eux. Leur surnom aussi raconte quelque chose. Les Pescalunes, ce sont les pêcheurs de lune, ces Lunellois de légende qui tentaient d’attraper le reflet de l’astre dans l’eau. Eux ne partent pas pêcher la lune, mais presque. Voir une Coupe du monde sur le sol américain, entre copains, après des années à en parler, c’est déjà un petit rêve de gosse. Le départ est prévu le 3 juillet. Au programme, des matches à élimination directe, avec l’espoir de tomber sur de belles affiches. La France, l’Espagne, le Portugal… chacun a déjà ses préférences, ses pronostics, ses maillots. Mais au fond, le plus important est ailleurs. Il réside dans le voyage, les souvenirs, les échanges et les photos qu'ils ramèneront. 

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