La foule rassemblée n'était sans doute pas à la hauteur des attentes tout comme les résultats du premier tour, mais Franck Proust, candidat de la liste fusionnée "Nîmes par-dessus tout", veut encore y croire et a tenté de motiver les 400 personnes présentes. Des électeurs, pour la plupart déjà acquis à la cause du trio de la majorité sortante et du centre, également composé de Valérie Rouverand et Julien Plantier.
Après un rappel des grandes lignes du programme comme la baisse de 6 % de la taxe foncière, la réduction de 15 % des indemnités des élus ou encore une consultation sur l'avenir du stade des Costières, par les jeunes forces vives Tiphaine Leblond et Corentin Carpentier, l'ex-premier adjoint a pris la parole en premier. "L'intérêt général doit prévaloir, si nous pensions qu'à notre intérêt personnel ne nous serions pas là", a rappelé Julien Plantier pour justifier cette union dans l'entre-deux-tours.
Plantier sur Sanchez : "Il n'aime pas Nîmes"
"Le futur maire, si ce n'est pas Franck Proust, c'est soit un communiste aussi allié avec LFI et de l'autre, un candidat qui découvre Nîmes depuis quelques semaines. Il a choisi son domicile près de la gare pour être plus proche de Paris et Bruxelles, nous n'en voulons pas", poursuit celui qui est arrivé quatrième au premier tour avec 16 % des voix. Une stratégie de s'en prendre davantage au candidat du RN Julien Sanchez qui a séduit une partie de l'électorat de la droite. "Pour lui Nîmes est un tremplin politique pour répondre aux sirènes gouvernementales, il n'aime pas Nîmes", a conclu Julien Plantier.
Une dernière tentative de convaincre les électeurs. C'est ensuite la centriste Valérie Rouverand qui a pris la parole, "une union ce n'est pas toujours facile, mais c'était une évidence, sinon la ville allait basculer. La seule chose qui doit nous animer, c'est que lundi matin, ne nous voulons pas être choqués." Différentes prises de parole sur scène effectuées devant le maire Jean-Paul Fournier, assis au premier rang avec son épouse, qui assure que "la victoire est possible."
Durant son discours, la tête de liste Franck Proust (20 % des voix au premier tour), le dernier à s'exprimer, ne le quittera que rarement du regard. "Oui dimanche à 20h30 j'ai pris un coup. Je ne m'attendais pas à ce résultat. Je n'avais pas suffisamment appréhendé la puissance de ce coup mais il faut savoir rebondir. Je ne voulais pas que cette élection se résume à un duel entre les communistes et le RN", a confié le candidat jouant la carte de la transparence. Hier soir, il a jeté ses dernières forces dans la bataille en sachant pertinemment que le défi est grand et qu'une volonté d'écrire un nouveau chapitre s'est largement exprimée.