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Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 22.06.2020 - anthony-maurin - 2 min  - vu 20343 fois

NÎMES En mémoire d'Anis, une marche blanche respectueuse

Après la mort par balle du jeune Anis, habitant du Chemin Bas d'Avignon, le quartier s'est mobilisé et organisait une marche blanche en son honneur.
Une foule compacte au Chemin Bas (Photo Anthony Maurin).

La minute de silence à l'ombre des arènes, devant le palais de justice (Photo Boris Boutet).

C'est un drame qui s'est joué en tout début de semaine à Nîmes, au cœur du quartier du Chemin Bas d'Avignon. Anis, 21 ans, est mort sous les balles de fous furieux. Quelques jours plus tard, c'est une famille qui est dévastée et un quartier dans sa totalité qui est en deuil.

Au Chemin Bas d'Avignon, c'est l'incompréhension la plus totale. Voyou ou pas, nul n'a à périr de la sorte. Dans les bas-fonds d'un quartier chaud ou dans une somptueuse villa hissée sur les collines de la ville, tout le monde doit se sentir concerné car les balles, si elles ne sont pas souvent perdues, sont toujours la réponse du lâche.

Le départ de la marche blanche pour le jeune Anis (Photo Anthony Maurin)

Anis n'est plus là, lui qui était apprécié de tous. Peut-être que sa mémoire a été salie par ce que les forces de l'ordre ont trouvé dans sa voiture mais la vie d'un homme tient à si peu de choses... Le juge fera son travail, en attendant c'est le travail du deuil qui doit être fait. Dans la sobriété de la peine, dans l'ombre de la colère.

Devant les lieux du drame, le cortège passe dignement (Photo Anthony Maurin).

Point de départ de cette marche blanche, le club de foot du Chemin Bas et le stade Maurice-Pelatan. Ici, Anis avait ses habitudes. Point d'arrivée, le Parvis des arènes pour une minute de silence. Entre les deux, une longue procession sous le soleil du Midi. Digne, le cortège était encadré par des jeunes du quartier. Le mot d'ordre n'était pas au débordement, évidemment. Tout s'est aussi bien passé que cela devait l'être dans de pareilles circonstances.

Le recueillement, l'incompréhension, le doute, la haine, la tristesse, le souvenir... Des sentiments bien humains pour un défunt parti trop tôt. Un de plus. Encore. C'en est trop. Les forces politiques, en campagne pour les municipales, n'étaient pas conviées à cette marche. Seuls Christian Bastid et Vincent Bouget ont été aperçus.

Marcel Pagnol le disait très bien dans Le Château de ma mère, " Le temps passe et fait tourner la roue de la vie comme l'eau celle des moulins. [...] Telle est la vie des hommes. Quelques joies très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants. "

Retrouvez ici la video des proches d'Anis qui évoquent son décès.

Anis.

Anthony Maurin

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