Ce samedi matin, le syndicat Alliance Police Nationale a appelé à organiser des grands rassemblements citoyens partout en France pour dire stop à l'insécurité et pour une police respectée et sécurisée. En tout, 22 villes ont répondu présent, dont Nîmes. À 11 heures, près de 600 personnes étaient rassemblées devant la préfecture du Gard. "Nous mesurons aussi pleinement leurs difficultés, leur colère profonde et l'exaspération qu'ils manifestent. Certains tentent de nous opposer les uns aux autres, nous refusons cette démagogie. Nous choisissons la solidarité et le respect mutuel", tels sont les premiers mots de Franck Rovira, secrétaire régional Occitanie Alliance Police, qui a commencé son discours en apportant son soutien aux agriculteurs.
Giraudier, Plantier, Proust, Burgoa, Sanchez, Gillet...
Face à lui, dans l'assistance, des policiers en majorité, de différents services, des citoyens et de nombreux élus de droite et d'extrême droite. Franck Proust, premier adjoint de la ville de Nîmes, accompagné de plusieurs adjoints tels que Thierry Procida, Christophe Pio, Tiphaine Leblond, Daniel-Jean Valade ou encore François Courdil, Christophe Rivenq, maire d'Alès, Julien Sanchez, eurodéputé, Laurent Burgoa, sénateur, sans oublier, quatre députés : trois RN Yoann Gillet, Sylvie Josserand, Pierre Meurin et l'UDR Alexandre Allégret-Pilot. Le candidat aux élections municipales de Nîmes Julien Plantier était aussi dans la foule, tout comme Éric Giraudier, président de la CCI Gard.
"Si nous sommes réunis, c'est que la France s'enfonce dans l'insécurité, alors que dans le même temps la criminalité se structure, s'organise et se radicalise", a déclaré le représentant syndical applaudi par le public. "Les violences explosent, les trafics prospèrent, l'autorité de l'État recule et nous sommes en première ligne. Nous devons faire sans effectif, sans outil adapté, sans protection juridique face à des délinquants de plus en plus violents, mieux armés et mieux organisés", a-t-il poursuivi.
"Une justice cohérente et efficace"
Une mobilisation pour déplorer surtout un manque de moyens : "Nos commissariats tombent en ruine, nos logiciels datent d'un autre âge, et nos véhicules dépassent parfois les 200 000 km." Devant ses collègues, Franck Rovira a insisté sur des criminels de plus en plus violents, rappelant le terrible drame de l'été dernier survenu à Saint-Bénézet avec un jeune de 19 ans, exécuté, son corps calciné et exposé en vidéo sur les réseaux sociaux. "Une criminalité violente enracinée dans le Gard qui ronge notre quotidien, une scène d'une cruauté glaçante révélatrice de la sauvagerie des trafics organisés qui gangrènent notre département".
Au-delà de réclamer plus de moyens, les policiers nationaux souhaitent une justice plus ferme. "En droit, s'en prendre à un policier, c'est cinq à sept ans de prison. Dans la réalité, c'est huit mois ! Comment demander le respect de la loi quand la sanction n'est plus dissuasive ? On demande une justice cohérente et efficace." La mobilisation s'est terminée par la Marseillaise reprise en chœur. Le syndicat espère que ses revendications seront entendues par le gouvernement car "cette mobilisation est peut-être la dernière avant que le système ne craque définitivement."