C’est installé au volant de son véhicule, garé à Nîmes, que Florian s’est rendu responsable d’un délit, le 27 octobre 2025. Pris de ce qu’il décrit comme une pulsion, l’homme de 34 ans s’est adonné à une partie de plaisir en solitaire, à la vue de tous. C’est une étudiante passant par là qui a été témoin de cette scène de masturbation. « Elle est passée à côté de votre véhicule et vous l’avez fixée », expose Vanessa Jean-Amans, présidente de l’audience du tribunal correctionnel, ce mardi 17 mars.
Alertée par le comportement étrange du trentenaire, l’étudiante a pressé le pas et s’est réfugiée auprès de la directrice de son école. Se sachant démasqué, le prévenu a alors pris le volant et a suivi la jeune femme. Une fois en sécurité, la victime a téléphoné aux forces de l’ordre. Pendant l’appel, l’homme serait passé, à deux reprises, devant l’établissement scolaire. Interrogé, Florian reste flou sur ses déplacements à la suite des faits. Dans son véhicule, un torchon a été retrouvé contenant des traces de fluides corporels. Le trentenaire a avoué qu’il se servait de ses tissus pour se masturber.
Antécédents d'agression et d’exhibition
« Elle a dû avoir peur », souligne le prévenu, interrogé sur les répercussions de ses agissements sur la victime. D’autant qu’il n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà été condamné pour des faits d’exhibition sexuelle, cette fois sur un mineur de moins de 15 ans. Il a également été condamné à de la prison ferme pour des faits de nature sexuelle, étant à l’origine d’une agression sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans. Dans le cadre de ses réquisitions, le ministère public a demandé une peine de 12 mois d’emprisonnement ferme, avec mandat de dépôt. Une révocation du sursis obtenu par le prévenu est aussi demandée, à hauteur de 6 mois.
Ne souhaitant pas plaider au fond, maître Artur Morel a soulevé une irrégularité dans la procédure menant son client devant le tribunal correctionnel. « Cette situation est ubuesque », lance l’avocat de la défense, soulignant que Vanessa Jean-Amans, présidente à l’audience, mais aussi juge d’application des peines dans ce dossier, aurait émis un avis préconisant l’incarcération du prévenu. Un élément qui, selon lui, relève d’un « cas de partialité ».
Après délibération, l’exhibitionniste a été déclaré coupable. En répression, le tribunal l’a condamné à 12 mois d'emprisonnement aménagé sous la forme d'un bracelet électronique. La révocation du sursis probatoire n'a pas été retenue par le tribunal compte tenu, notamment, de son insertion socio-professionnelle. Il est malgré tout inscrit au Fijais (fichier des auteurs d'infractions sexuelles).