Demain lors du conseil municipal, le dernier pour le maire Jean-Paul Fournier après 25 ans passés à la tête de la ville, les élus vont voter pour entériner le rachat du stade des Antonins et du centre d'entraînement de la Bastide pour un total de 9,5 millions d'euros, comme l'a évoqué ce matin le premier adjoint Franck Proust. Julien Plantier, ancien premier adjoint et candidat aux élections municipales, vient d'annoncer que lui-même et son groupe Nîmes Avenir, constitué d'une dizaine d'élus, s'abstiendront lors de ce vote.
"Les contribuables nîmois n’ont pas vocation à financer, par de l’argent public, le départ de Rani Assaf de la tête du Nîmes Olympique. À l’heure où la rigueur budgétaire s’impose à toutes les collectivités, la ville de Nîmes ne peut se permettre de dépenser sans vision ni garanties, en accordant ce qui s’apparenterait à un chèque en blanc au fossoyeur du club", déplore Julien Plantier.
L'ancien membre de la majorité est favorable à un retour au stade des Costières et présente son projet. "Notre cap est clair : tout doit être mis en œuvre dès à présent pour permettre le retour du Nîmes Olympique dans son stade historique, le stade des Costières. Un objectif majeur : rénover le stade des Costières à l’horizon de la saison 2029-2030. Selon les éléments dont nous disposons, la réhabilitation de cet équipement structurant représenterait un investissement compris entre 15 et 25 millions d’euros. Cet effort permettrait de doter la ville d’un stade rénové, moderne et pleinement adapté aux exigences d’un club professionnel évoluant au niveau Ligue 2. Le Nîmes Olympique mérite de retrouver de l’ambition, de la stabilité et le rang qui est le sien", poursuit-il.
"Espaces d’hospitalité haut de gamme"
Pour financer la rénovation, le candidat veut transformer la tribune Ouest. "Concilier ambition sportive et réalisme budgétaire impose toutefois d’explorer des solutions de financement innovantes. À ce titre, la création d’un pôle économique sur le côté Ouest du stade, au niveau de la tribune dite du « pesage », constitue une piste crédible et structurante. La configuration du projet permettra de maintenir un parcage visiteurs sur une partie de ce même côté Ouest, garantissant ainsi le respect des normes et des équilibres nécessaires au bon déroulement des rencontres", explique la tête de liste de l'Avenir Nîmois.
"Par ailleurs, le pôle économique envisagé pourrait accueillir des espaces d’hospitalité haut de gamme offrant une vue directe sur l’intérieur du stade. Cette offre attractive permettrait aux futurs acquéreurs ou exploitants de proposer des services exclusifs à destination de leurs clients, partenaires ou collaborateurs. Un pôle à vocation médicale pourrait notamment voir le jour, en cohérence avec la présence immédiate de la Polyclinique Grand Sud. Parce qu’il est indispensable de concilier ambition sportive, responsabilité financière et vision à long terme, une évidence s'impose : les Crocodiles doivent revenir aux Costières", conclut l'intéressé.