Dans un train en provenance de Marseille, un homme se serait rendu coupable d’exhibitionnisme. Il a été déféré ce vendredi 6 février. C’est dans un wagon en direction de Nîmes, le matin du 4 février, qu’un homme a alerté les contrôleurs de la SNCF. L’objet de sa plainte : un homme assis dans son champ de vision s’adonnant à des plaisirs solitaires, dans le train. Le témoin de la scène aurait d’abord pensé que David, le prévenu, cherchait quelque chose dans sa poche, mais la scène s’est prolongée. C’est alors que le passager du train s’est mis à filmer le prévenu. Vidéo qui a ensuite été transmise à un contrôleur.
Arrêté en gare de Nîmes, David reconnaît les faits. Il raconte ne pas avoir eu connaissance d’où il se trouvait, désorienté par sa consommation de stupéfiants. Habituellement consommateur de cannabis et de cocaïne, il avoue avoir débuté une consommation de crack, drogue de synthèse fabriquée à base de cocaïne et de bicarbonate de sodium porté à ébullition. L’homme, notoirement toxicomane, a déjà été condamné pour des faits similaires en avril 2025 par le tribunal correctionnel de Montpellier. Il se trouve donc en état de récidive. Pourtant, cette fois, il assure que c’était la dernière : « J’ai compris, je ne recommencerai pas. » Avant d’ajouter : « La prochaine fois que j'aurai envie, j'irai aux WC », mettant à mal sa théorie de ne jamais recommencer.
Soumis à une mesure de tutelle et traité pour des troubles psychiques, le prévenu de 53 ans est toutefois accessible à une peine de prison. « On n’est jamais seul dans un train », fait remarquer Stéphane Bertrand, procureur de la République, avant de requérir 8 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire à son encontre, avec une obligation de soins, notamment concernant sa consommation de stupéfiants. Des réquisitions suivies par le tribunal, présidé par Mathilde Pages. « Notre but, c’est que vous alliez voir quelqu’un », conclut-elle.