Au lycée d’Alzon, le devoir de mémoire ne se limite pas aux livres d’histoire. Depuis six ans, l’établissement mène son projet Mémoire, ouvert aux lycéens volontaires à partir de la classe de Seconde. Un parcours au long cours, fait de rencontres, de cérémonies, de concours, d’expositions et de voyages sur les lieux où s’est écrite une partie de l’histoire de la Résistance, de la Déportation et de la Seconde Guerre mondiale.
Jeudi 25 juin, l’établissement a clôturé cette nouvelle année en présence des élèves, des équipes éducatives et des associations partenaires. Une soirée marquée par plusieurs soutiens financiers. Le Souvenir Français du Gard a remis une subvention de 1 000 euros pour le voyage mémoriel à Lyon. La Fédération nationale André Maginot a accordé 2 000 euros pour le voyage à Berlin. L’association Chemin de Mémoire a, de son côté, apporté une aide de 1 291 euros. Au total, 4 291 euros ont été remis pour accompagner les prochains déplacements des lycéens. Au-delà de ces aides, les partenariats doivent aussi se poursuivre à la rentrée. Une nouvelle convention sera notamment signée avec l’AFMD afin de renforcer les interventions en classe, les expositions, les cérémonies commémoratives et les actions de transmission menées avec les élèves.
« Une école ne transmet pleinement que lorsqu’elle apprend aussi à se souvenir. Je félicite nos élèves pour leur engagement exemplaire et remercie les associations qui, à leurs côtés, donnent toute sa force à cette belle aventure humaine et citoyenne », souligne François Dufour, directeur du lycée d’Alzon.
Grâce à ce travail mené avec le monde associatif, les lycéens deviennent, année après année, eux aussi des passeurs de mémoire. Une manière concrète de faire vivre l’histoire, mais aussi de rappeler que la transmission reste une affaire de générations.