Publié il y a 1 h - Mise à jour le 03.07.2026 - CC - 2 min  - vu 93 fois

TARASCON Reprise de Fibre Excellence : "un projet sérieux et financé" pour Carole Delga

Carole Delga

- Photo DR Région Occitanie

"Pour autant, le travail est loin d’être terminé. J’attends désormais que l’État s’engage davantage à nos côtés, y compris financièrement", souligne la présidente de la Région Occitanie avant la décision ce lundi 6 juillet du tribunal de commerce de Toulouse qui doit trancher sur l'offre de reprise présentée par Matthieu Pigasse.

Fruit d'une mobilisation exceptionnelle des salariés, des organisations syndicales, des collectivités et de nombreux partenaires industriels et financiers notamment de la filière bois, une offre de reprise de Fibre Excellence portée par Matthieu Pigasse a été déposé hier soir auprès du Tribunal de commerce de Toulouse. 

"Il y a un mois, beaucoup considérait que l’avenir de Fibre Excellence était scellé. Avec les salariés, les organisations syndicales, les collectivités et de nombreux partenaires industriels et financiers, nous avons refusé cette fatalité. Depuis le 17 juin, nous avons mené une mobilisation exceptionnelle. Nous avons remué ciel et terre, multiplié les échanges et convaincu de nouveaux investisseurs et industriels de croire en l’avenir de Fibre Excellence. Je salue notamment la mobilisation de la filière bois, essentielle à notre région et pour l’avenir de Fibre Excellence. Ensemble, nous avons accompli un travail colossal", réagit Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Après le placement en redressement judiciaire, 670 salariés du papetier Fibre Excellence sont menacés de perdre leurs emplois dont 270 basés sur le site de Tarascon. 

Carole Delga ajoute ensuite : "Aujourd’hui, nous avons déposé devant le Tribunal de commerce une offre de reprise portée par Matthieu Pigasse et fondée sur un business plan réaliste, une gouvernance solide et une véritable ambition industrielle. Le gouvernement demandait un projet sérieux et financé : c’est le cas, en prenant les hypothèses les plus basses de soutien de ce dernier. Nous abordons cette échéance avec confiance, parce que nous savons que cette entreprise a un avenir et qu'elle répond à un enjeu majeur pour la souveraineté industrielle de notre pays. Je pense à cet instant aux 670 familles suspendues à la décision du tribunal qui se réunira lundi. Nous pouvons être fiers du combat mené jusqu’à présent. Je pense à nos territoires qui vivent grâce au travail de ces femmes et ces hommes."

Et de conclure : "Pour autant, le travail est loin d’être terminé. Il faudra affiner la mise en œuvre du projet, conforter les engagements des partenaires, les coordonner pour entrer en action afin de donner à cette reprise toutes les garanties de réussite. J’attends désormais que l’État s’engage davantage à nos côtés, y compris financièrement. La mobilisation collective de ces dernières semaines a démontré qu’il existe une alternative crédible. Nous irons jusqu’au bout pour préserver les emplois, les sites industriels et cette filière stratégique pour la France."

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Corentin Corger

Actualités

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio