Publié il y a 1 h - Mise à jour le 13.02.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 620 fois

ÉDITORIAL Municipales à Nîmes : stratégies croisées et calculs à long terme

Julien Plantier et Franck Proust

Julien Plantier et Franck Proust

Derrière les attaques publiques et les silences calculés, la campagne pour 2026 révèle déjà les ambitions personnelles et les scénarios de recomposition politique. Premier tour, alliances, coup d’après : chacun avance ses pions.

Depuis de nombreux mois, les municipales de 2026 à Nîmes s’annonçaient particulièrement ouvertes. Depuis hier et la publication de notre sondage exclusif réalisé avec OpinionWay, le paysage semble toutefois commencer à se dessiner plus nettement. Une évidence s’est imposée au fil des semaines : tous les candidats ont un adversaire commun, Franck Proust. Le prétendant au fauteuil de maire incarne à lui seul la majorité sortante, concentrant sur son nom l’essentiel des critiques et des attaques. Il est légitime, pour ses opposants, de dresser l’inventaire de ce qui n’a pas fonctionné ces dernières années et d’appuyer là où cela fait mal. Mais lorsque l’ensemble des critiques converge vers une seule personne, deux lectures sont possibles : soit la situation de la ville est jugée si dégradée qu’un désaveu s’impose, soit il s’agit d’une stratégie assumée de déstabilisation. Pour Vincent Bouget, figure de l’opposition de longue date, difficile de lui reprocher cette posture. Il est dans son rôle et porte depuis toujours une alternative au centre et à la droite. D’ailleurs, selon notre baromètre actualisé hier, il apparaît aujourd’hui comme celui qui incarne le plus nettement la volonté de changement exprimée par une partie des électeurs. La position est plus délicate pour d’autres candidats. Julien Plantier, soutenu par la macroniste Valérie Rouverand, est coresponsable du bilan de la majorité sortante. Il propose un changement de méthode et davantage de proximité, mais il avait lui-même participé à la composition de l’équipe Fournier en 2020. Sa stratégie de campagne est claire : il ne critique jamais Vincent Bouget — ni sa posture, ni son programme, ni son équipe, ni son action au Conseil départemental ou au sein d’organismes comme Habitat du Gard. Un silence qui interroge. Anticipe-t-il déjà une recomposition politique à gauche à l’issue du scrutin ? Se prépare-t-il à jouer le coup d’après, en 2032 ? La question mérite d’être posée. Le Rassemblement national adopte une démarche comparable. Son entrée en campagne s’est construite autour d’un objectif affiché : faire barrage aux communistes. Mais au-delà de cette ligne, le projet peine encore à s’affirmer. Aujourd’hui, les représentants de Jordan Bardella semblent surtout viser l’effacement de la droite locale. Un jeu de dupes déjà en place ? Jusqu’au soir du premier tour, chacun maintiendra sa position. Puis viendra le temps des comptes et des responsabilités partagées en cas de défaite.

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