Objectif Gard : Pourquoi avoir créé cette association ?
Marc : On a remarqué que ça se faisait dans d'autres départements, notamment à Montpellier et en région parisienne. À Nîmes, aucun service n'avait trouvé l'opportunité de réunir tout le monde au niveau de nos forces locales. On s'est dit : pourquoi pas être à l'initiative. Les gens ont l'habitude de nous voir sur l'anticrime, toujours en patrouille, capuchés, tout en noir. Pour une fois, on va montrer que les effectifs de la BAC sont capables de mieux et de réunir justement tout le monde. Parce que le but, c'est d'être au service du citoyen, et si on a un contact avec tous nos partenaires, ça facilitera le fait de régler certains problèmes qui sont parfois difficiles à résoudre.
Qui sont ces partenaires que vous souhaitez réunir ?
Pompiers, soignants, justice, mairie, police municipale, police nationale, gendarmerie. On accueille vraiment tout le monde. Et même les bailleurs, qui font partie des partenaires de la mairie. Tous ceux avec qui on travaille au quotidien. La communication, c'est la base de tout. On se connaît soit par téléphone, soit sur des papiers administratifs. Mais sinon, on ne se connaît pas du tout. On entend toujours parler des mêmes personnes, mais on ne les connaît pas vraiment. Rien que mettre des visages sur des noms, ça change tout.
« On n'attendait que ça »
Concrètement, comment ça fonctionne ? Qui peut adhérer ?
Les adhérents sont principalement les fonctionnaires de la BAC de Nîmes. C'est une association fermée. Par contre, tout le monde peut participer à nos événements. C'est vraiment l'idée : que tous ces corps viennent à nos soirées, pas qu'ils soient adhérents. Le but, c'est de créer le lien.
Et quel est votre premier grand événement ?
Ce sera le 11 juin 2026 au Clos de Provence. On a prévu une soirée en deux parties. Un afterwork de 19h à 22h, avec une petite prise de parole et une remise de chèque à notre association partenaire Orphéopolis, qui aide les orphelins de la police et les enfants de collègues en difficulté. Ça nous tient vraiment à cœur. Et de 22h à 2h du matin, on fait la fête tous ensemble. Des pré-réservations seront disponibles via HelloAsso sur notre compte Instagram. C'est un vrai moment de convivialité. L'idée, c'est de se rencontrer, d'échanger, et de passer un bon moment. Pas à travers des papiers administratifs, mais en vrai, en physique.
Comment avez-vous financé cette première édition ?
On organise une tombola dont le tirage aura lieu le 16 avril 2026. C'était pour rentrer des fonds et pouvoir organiser la soirée du 11 juin. Et suite à cette première édition, on avisera pour créer un nouvel événement sûrement avant la fin de l'année. L'objectif, c'est à peu près deux événements par an.
« Le travail, ce n'est pas que la police »
Avez-vous eu des retours depuis le lancement ?
Très positifs. Personne n'avait pris l'initiative, et tout le monde nous dit que c'est super. On n'attendait que ça, de pouvoir se réunir tous ensemble. C'est bien vu de la part de toutes les corporations. Et peut-être encore plus à Nîmes, parce qu'il y a beaucoup d'activités, il se passe beaucoup de choses dans les quartiers. Il y a beaucoup de travail à faire pour maintenir la sécurité. Le travail, ce n'est pas que la police. Ce sont tous nos partenaires. On a besoin de tout le monde, et il faut qu'on marche main dans la main pour avancer, pour que les quartiers s'en sortent le mieux possible.
Votre direction a validé le projet sans problème ?
Complètement. Le DIPN, M. Nahon, a validé sans aucun problème. Et même de la part de notre direction, c'était vraiment bien perçu. Les démarches ont été très simples, on n'a eu aucun obstacle. On a eu l'idée, on a mis ça en place il y a trois mois, et on a foncé.
À terme, quel impact espérez-vous sur le travail quotidien ?
On va créer quelque chose et on va essayer de le faire perdurer. Le but, c'est de pérenniser ces réunions de partenaires pour que le lien soit créé et qu'il soit durable. Parce que des fois, il suffit de connaître une personne d'une autre corporation pour régler un problème. Parfois, malheureusement, on n'arrive pas à trouver des accords ou à s'entendre entre nous, alors qu'il suffirait d'une relation humaine. C'est aussi simple que ça. Et ça tombe bien avec la nouvelle mairie. On espère que la municipalité adhèrera à cette volonté de se réunir tous ensemble. Les élus font partie des représentants de la ville de Nîmes, ils ont toute leur place dans cette démarche.