Avec « un enjeu financier colossal pour notre ville : les sommes réclamées s'élèvent à plus de 942 000 euros », souligne le candidat. Qui considère qu’« un tel risque pour les finances publiques mérite transparence et clarté. Pourtant, lors du débat d’orientations budgétaires du 18 février dernier, aucune information précise sur l'évaluation de ce risque ou sur d'éventuelles provisions n’a été portée à la connaissance des élus et des Spiripontains. »
Et Olivier Esquer de poser des questions, sur la provision par la ville des sommes demandées, la stratégie de défense de la commune, l’éventualité d’un accord amiable, les éventuelles conséquences en cas de décision défavorable de la justice ou encore sur la présence de Patrice Gourret, directeur de l’école Notre-Dame, sur la liste de Valère Segal, qui « rend d’autant plus nécessaire une clarification publique. »
Contacté, l’entourage de Valère Segal répond qu’Olivier Esquer « enfonce une porte ouverte, le risque financier pour la commune nous l’avons découvert à notre arrivée. Il découvre le Pérou à Épinal. » Et de rappeler que ce contentieux « connu, date de Claire Lapeyronie et de son équipe, dont Karima Loric, qui est numéro deux de la liste d’Olivier Esquer, et Benjamin Desbrun », qui est quant à lui tête de liste « Rassembler pour agir ».
La majorité sortante affirme avoir mené des négociations avec l’OGEC. « Un médiateur a été nommé par le tribunal mais il n’y a pas pu avoir de rapprochement », nous dit-on, la commune affirmant que le médiateur a estimé à 30 000 euros la somme à payer à l’OGEC, bien loin des sommes réclamées. Pour autant, « nous essayons toujours de discuter », précise l’entourage du maire, « mais sur des sommes raisonnables », donc.
Quant à la présence de Patrice Gourret sur la liste, « on ne peut pas faire de procès d’intention aux gens, surtout que ce n’est pas Patrice Gourret qui gère ce dossier, c’est l’OGEC. » Dont acte.