Car pour lui, c’est clair : « ce projet est impossible. » Et ce pour une raison simple : le PSMV (Plan de sauvegarde et de mise en valeur), plus couramment appelé Secteur sauvegardé, voté à Pont-Sant-Esprit en 2020, qui couvre globalement le centre ancien de la ville médiévale et s’étend jusqu’à la mairie. L’ancien Netto, situé entre la Collégiale, le champ de Mars et l’hôtel de ville, est compris dedans.
Et l’ancien élu de rappeler le règlement pour le secteur concerné, à savoir « Citadelle-hôtel de ville » : « ne sont autorisées que les créations de commerces ou de bureaux à condition d’être liées aux activités touristiques et culturelles de la citadelle ou de la collégiale. » Pas un pôle de santé, donc. Et René Lamarre l’affirme : « en secteur sauvegardé, il n’y a pas de dérogation. »
Certes, mais il doit tout de même être possible de le revoir, ce périmètre ? « Revoir le PSMV ? Bon courage », raille-t-il, affirmant qu’un tel processus prendrait « des années de discussions avec l’UDAP (l’Unité départementale de l’architecture et du patrimoine, qui dépend du ministère de la Culture, ndlr) pour éventuellement arriver à modifier le règlement, sachant qu’il a été déterminé par l’architecte du patrimoine. »
Alors pour celui qui ne sera sur aucune liste mais soutient Benjamin Desbrun c’est clair : « c’est une promesse irréalisable. Je sais que toutes les périodes pré-électorales sont propices aux promesses en tout genre, mais je crois qu'il est important de dire la vérité aux Spiripontains et ne pas leur faire des promesses impossibles à tenir. » Et de grincer que de toute façon, « on est à moins d’un kilomètre du Centre hospitalier où une extension est en cours de construction avec cinq cabinets médicaux libres. »