On l'a laissée il y a quinze jours à la sortie du tribunal correctionnel de Nîmes avec une peine de prison avec sursis pour l'ensemble de son oeuvre. Après sa garde à vue et son passage au Palais de Justice elle était retournée chez elle, mais promis et juré à la barre de la juridiction repressive, on ne l'a reprendrait plus au volant de son automobile.
Et bien la promesse a duré moins de deux semaines. Cette retraitée, âgée de 76 ans, à un parcours judiciaire en série concernant les infractions routières. Car "mamie" est une "dingue" du volant.... Elle conduit alors qu'elle n'a pas le permis et attention aussi à ceux qui se mettent au travers de son chemin qu'ils soient gendarmes ou victimes de ses outrances de "pilote". Dans une précédente affaire refusant le contrôle et sa garde à vue les gendarmes ont été obligés d'employer la force et de lui mettre les menottes. Une autre fois elle a continué sa route alors que les militaires donnaient l'ordre de s'arrêter. Dans un autre dossier, elle n'a pas maîtrisé sa voiture qui a glissé et percuté celle d'une automobiliste... Au lieu de faire amende honorable, elle a menacé la victime en lui criant : "dégage ou je t'en décroche un" !
Il y a deux semaines donc, elle a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis et une interdiction de conduire pendant trois ans. Une peine complémentaire d'interdiction de conduire qu'elle avait déjà par rapport à une précédente sanction judiciaire. Mais peu importe "grand mère" ne lâche pas son C3 et malgré sa punition judiciaire d'il y a quinze jours elle a été contrôlée durant le dernier week-end en train de circuler tranquillement dans les rues de la commune où elle vit, près de Nîmes.
Les gendarmes de la compagnie de Nîmes connaissent « défavorablement » la retraitée. Les militaires savent que la conductrice n'a plus de point sur son permis depuis bien longtemps et qu'elle ne doit pas conduire. Et lorsqu'ils ont patrouillé samedi dernier, ils ont bien vu que la septuagénaire était au volant... Nouveau contrôle, un autre passage en garde à vue, puis une reconnaissance des faits et une audience en CRPC défèrement où elle a écopé en ce début de semaine d'un nouveau sursis.
Elle a donné devant les magistrats les mêmes arguments que devant le tribunal correctionnel de Nîmes, un cocktail de misère humaine, de problèmes financiers et de grande solitude. « Je suis obligée de prendre ma voiture pour me prostituer », a indiqué il y a 15 jours la prévenue des trémolos dans la voix. Cette dame se prostitue pour « pouvoir survivre ».
" C'est une femme malmenée par la vie, ça se voit, ça s'entend, c'est d'une grande tristesse » , avait plaidé lors de cette même audience publique son avocat.
Sortie libre du Palais de Justice lundi dernier dans sa dernière péripétie routière, que fera-t-elle de ces avertissements judiciaires... en série et de cette interdiction de conduire ?