Publié il y a 1 an - Mise à jour le 10.09.2022 - thierry-allard - 2 min  - vu 689 fois

REMOULINS Le village commémore les inondations de 2002

Le maire de Remoulins Nicolas Cartailler, hier soir lors de l'ouverture des commémorations des inondations de 2002 (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Il y a vingt ans, le Gard était sous les eaux, suite à des pluies d’une ampleur record. Parmi les communes les plus touchées, Remoulins se souvient avec un week-end de commémoration. 

« Il est important de transmettre ce qui s’est passé », estime le maire de Remoulins Nicolas Cartailler vendredi soir en ouverture du week-end au programme comprenant des visites guidées, une exposition ou encore la projection d’un film avec des témoignages. Car « en vingt ans, plus de la moitié des Remoulinois ont changé, et n’ont donc pas connu les inondations », rajoute-t-il.

Un danger potentiel, car « ça paraît incroyable quand on voit les images et pourtant nous l’avons vécu », rappelle l’élu, très ému, avant de rappeler qu’au plus fort de la crue, le débit du Gardon était de 6 000 mètres cubes par seconde à Remoulins. Alors outre le film signé Nicolas Moreno et les expositions, les élus ont aussi relaté ce « cauchemar », le terme choisi par le conseiller départemental Gérard Blanc, qui occupait déjà cette fonction en 2002. 

« C’était la désolation, on n’avait plus rien », se souvient son homologue Bérengère Noguier, qui habitait à Saint-Geniès-de-Malgloirès à l’époque, et qui est aujourd’hui en charge des risques naturels au Département. « Il y a eu 3,80 mètres d’eau dans la maison de mes beaux-parents », se souvient pour sa part le maire de Comps Jean-Jacques Rochette.

Une exposition sur les inondations de 2002 est proposée à la maison des associations ce week-end (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

L’idée étant de « développer cette culture du risque pour éviter que ça se reproduise », souligne le secrétaire général de la préfecture Frédéric Loiseau. Car après avoir géré l’urgence avec des fonds exceptionnels du Département et la solidarité nationale, il a fallu mettre des dispositifs en place comme des plans d’actions et de prévention et des plans communaux de sauvegarde, mais aussi de sensibilisation. 

« Il a fallu éduquer les enfants », rappelle Bérengère Noguier, alors que cette sensibilisation des plus jeunes, qui par définition n’ont pas pu connaître 2002, se poursuit, comme les différents dispositifs. Car « le défi est immense, l’objectif est que ça ne se reproduise pas alors que le contexte est défavorable », estime Frédéric Loiseau en faisant allusion au changement climatique. 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

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