"Je ne commenterai pas et laisserai à chacun le soin d'apprécier le caractère circonstanciel, si ce n'est tactique, d'une 'brouille' (pour reprendre le terme employé) quelques mois avant un renouvellement municipal", entame Bruno Olivieri dans le courrier de réponse qu'il souhaite apporter à Hélène Meunier. Lors de l'article de présentation de la candidate Hélène Meunier pour les élections municipales de mars prochain (relire ici), l'ancienne première adjointe - qui avait démissionné en 2023 pour des désaccords avec le maire - énonçait "des projets (...) en cours, pour lesquels les financements ne sont pas bouclés. Comme les travaux de la rue Pasteur, devant la piscine, ou les projets de rénovation de l'école".
L'affirmation a fait bondir Bruno Olvieri. "Je souhaite démentir catégoriquement, écrit le maire, les affirmations selon lesquelles les financements de projets en cours ne seraient pas bouclés, laissant libre cours à de possibles interprétations des plus fantaisistes, y compris celles d'un futur héritage passif. Ce serait mal connaître le sérieux de l'exécutif et la rigueur de gestion des services municipaux."
Pour Bruno Olivieri, aucun des projets évoqués n'est en mal de financement. "Le budget des travaux aux réseaux de la rue Pasteur qui s'élève à près de 900 000 €, a été voté par le conseil municipal à l'appui des notifications de subvention de l'agence de l'eau, le Département venant abonder automatiquement selon sa doctrine lors d'une de ses prochaines commissions. Les travaux piscine sont eux aussi budgétés et réalisés en total autofinancement, faute de soutien des autres collectivités. Enfin, les travaux aux écoles ne sont pas encore engagés. Ils seront cofinancés par l'État et par le Département au titre du contrat territorial récemment signé entre cette collectivité et la commune."
Le sujet de l'autofinancement en baisse fait aussi réagir le maire. "Il est totalement infondé de dire que l'autofinancement communal s'étiole alors qu'il croît fortement sur chaque projet pour compenser les baisses drastiques ou absences de subventions", écrit-il. Or, ici, Objectif Gard plaide pour une erreur de compréhension : Hélène Meunier évoquait, lors de l'entretien, des moyens financiers qui baissent pour toutes les institutions publiques, en somme brute. Bruno Olivieri répond, lui, sur la proportion de chaque projet financée par la commune. Cette part est en hausse, comme le soutient le maire, du fait de la baisse des subventions provenant d'autres organismes publics. Mais, justement parce qu'il est de plus en plus sollicité, le volume possible de cet autofinancement communal diminue - ce que voulait dire Hélène Meunier - englobant cette baisse dans celle, généralisée, des finances publiques.
Enfin, Bruno Olivieri souhaite souligner que les priorités avancées par Hélène Meunier - du moins, celles retenues dans le titre - sont proches de celles qu'il a menées. "Je me réjouis que la candidate veuille faire de la culture et de l'habitat ses priorités compte tenu que ces deux axes ont été au cœur de l'engagement municipal du mandat actuel (...) Sur l'habitat, le nouveau maire, quel qu'il soit, pourra s'appuyer sur le travail accompli depuis quatre ans par cette municipalité dans le cadre du programme PVD (Petites villes de demain) et de l'ORT (Opération de revitalisation du territoire) en collaboration avec la communauté de communes, pour la concrétisation dès 2026 d'une OPAH/RU (Opération programmée d'amélioration de l'habitat en renouvellement urbain)."