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Publié il y a 5 mois - Mise à jour le 12.06.2022 - thierry-allard - 2 min  - vu 305 fois

SALAZAC Le ras-le-bol du village face à l’énième panne d’Internet

Salazac (Par Vi..Cult... — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4036710)

Salazac, charmant petit village de 190 habitants du Gard rhodanien, est une nouvelle fois depuis le 8 juin l’endroit rêvé pour se mettre au vert, loin des mails et des réseaux sociaux. 

Car pour la quatrième fois depuis le début de l’année, le village se retrouve sans Internet, ni téléphone. « Nous avons depuis longtemps des coupures de réseau régulières, qui ont parfois duré plusieurs semaines », souffle le conseiller municipal Patrick Tonarelli. Pour la panne actuelle, « Orange nous avait dit que ce serait réparé le 10 juin, mais nous avons reçu un SMS vendredi pour nous dire que finalement, ce serait le 17 juin », relate l’élu. 

En cause : le village n'aurait pas suivi la procédure en appelant la ligne dédiée. « Mais quand on les appelle, le technicien nous affirme qu’il n’y a pas d’incident sur notre ligne ! », s’étrangle Patrick Tonarelli, qui évoque également « un manque d’interlocuteurs. » A priori, les lignes qui relient le village au reste du monde sont plus que fatiguées, fonctionnent quand elles en ont envie et passent sous les radars de l'opérateur national. 

Bref, à Salazac la coupe est pleine, et cette fois, on compte bien « faire bouger les lignes », avance l’élu, sans mauvais jeu de mots, notamment en faisant rentrer le Conseil départemental dans la boucle. Et sans réparer la ligne, rien à faire. « Orange nous propose une air-box 4G, mais ça ne fonctionne pas chez nous, le réseau 4G est lamentable », affirme Patrick Tonarelli. Les Salazacois se retrouvent donc Gros-Jean comme devant. 

Et dans une situation précaire, dans un monde où le numérique est de plus en plus important. « Nous avons deux personnes en difficultés de santé avec une téléalarme qui ne fonctionne plus, des étudiants et des professionnels dans l’embarras », explique-t-il. Quant à la mairie, on n’y capte même pas le téléphone… De quoi bien compliquer les choses avec les élections de ce dimanche. « Nous allons devoir aller à Nîmes récupérer les documents, et dans des mairies voisines ensuite », avance Patrick Tonarelli. 

La solution : la fibre, qui doit arriver, déployée par le Conseil départemental. « On l’attend depuis trois ans, il y a une forme de lassitude dans la population », souffle le conseiller municipal. Car même quand ça marche, « nous avons au mieux un débit ridicule, affirme-t-il. Du bon vieux 56k, parfois en-dessous. » 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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