Publié il y a 6 ans - Mise à jour le 15.04.2018 - thierry-allard - 2 min  - vu 392 fois

VILLENEUVE Génération.s invite deux associations pour une soirée-débat sur les exilés

Le groupe villeneuvois du parti lancé par Benoît Hamon, Génération.s, organise le mercredi 25 avril sa troisième soirée-débat.
Militants politiques et militants associatifs regroupés pour une soirée débat à Villeneuve (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Et après le glyphosate et le revenu de base, c’est cette fois la question des exilés (ou des migrants, c’est selon) qui a été choisie par les militants, à la faveur d’une campagne nationale lancée par le parti.

« Le pays des droits de l’Homme a les moyens et doit faire beaucoup plus »

« La politique du gouvernement n’est pas humaniste, lance Frédéric Joubert, de Génération.s Villeneuve. La France accueille très, très peu, seulement 0,3 % de sa population chaque année, et ne consacre que 0,06 % du PIB à l’accueil des exilés. Le pays des droits de l’Homme a les moyens et doit faire beaucoup plus. C’est un pur problème de volonté politique. » Les militants de Génération.s ont donc invité deux associations pour en parler : 100 pour 1 et Réseau éducation sans frontières (RESF).

Créée par Emmaüs et ouverte à Avignon en septembre 2016, 100 pour 1 a pour objet « l’hébergement et l’accompagnement de familles sans papiers », explique sa présidente, Maeva, également membre de RESF. Une association qui aide « les familles déboutées du droit d’asile ou en attente d’un titre de séjour, qui n’ont droit à aucune aide mis à part la scolarisation des enfants, l’Aide médicale d’État et l’Aide juridictionnelle d’État. » Des familles qui se retrouvent bien souvent à la rue.

L’association revendique plus de 150 membres dans le Vaucluse et 6 familles hébergées dans des appartements loués à des bailleurs privés grâce à l’argent de ses bénévoles. Et contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les familles en question ne viennent pas de Syrie, mais du Bangladesh, d’Algérie ou du Maroc, « ce sont des réfugiés politiques ou des opposants », précise Maeva. Côté RESF, Marie-Hélène, militante bénévole, précise que l’association compte 65 familles hébergeantes pour les enfants exilés. « Ils risquent le centre de rétention, puis la rue », résume Maeva.

Des associations débordées, qui tiennent grâce à la générosité de leurs adhérents plus que par celle de l’État. Alors 100 pour 1 et RESF cherchent des hébergeurs solidaires et plus généralement des personnes pouvant les aider. Les collectivités, comme la mairie d’Avignon, ne leur ont rien proposé de satisfaisant et 100 pour 1 a fait une demande auprès du diocèse d’Avignon pour trouver des solutions d’hébergement.

Autant dire que le sujet est loin d’être simple. Pour en débattre, rendez-vous le mercredi 25 avril à 20 heures à la salle des conférences de Villeneuve, place Jean-Jaurès. Entrée libre. Plus d’infos sur 100 pour 1 ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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