Christophe Rivenq, maire d'Alès :
Marc Infantès, tête de liste 'Alès, Moderne et Authentique' :
Paul Planque, tête de liste 'Alès, c'est Vous' :
"Aujourd'hui encore notre ville est endeuillée par la mort d’un homme ; alors qu’une autre personne a été grièvement blessée par arme à feux. Je souhaite, en tout premier lieu, dire aux familles endeuillées combien je suis attristé et compatissant au regard de ce drame qui les affecte. Je leur présente mes très sincères condoléances.
Depuis bien trop longtemps, notre ville est le lieu de règlements de compte sur fond de narcotrafic. De Tamaris récemment, aux Prés Saint-Jean aujourd’hui, les rues de notre ville, de nos quartiers se réveillent aux sons des ambulances ou des kalachnikovs. Cela doit cesser !
Certes une collectivité n’a pas tous les moyens d’apporter une réponse à cette situation, mais elle a le devoir d’offrir à ses administé.es les conditions de vie apaisées qu’ils/elles méritent. Pour cette raison, je pense que réhabiliter, dans nos quartiers, dans notre ville, le lien social aujourd’hui distendu, réimplanter le service public aujourd’hui disparu, refaire humanité est indispensable.
Pour lutter contre ces dérives mafieuses, priorité doit être donnée à l’accompagnement à l’éducation de nos jeunes, à l’existence de perspectives positives en matière d’emploi, mais aussi à l’aide à la parentalité et bien entendu à la présence d’une police de proximité ayant les moyens de son action.
Pour ma part, je considère que mettre en œuvre ces mesures cela relève de la responsabilité d’un Maire qui, même si elle n’est pas totale, ne peut pas se résumer à un constat d’impuissance. Assumer la fermeté face à la violence, c’est protéger les habitants sans céder. Pour ma part, je dis aux Alésiennes et Alésiens que c’est ce à quoi je m’emploierai s’ils / elles me font confiance en mars prochain."
Giovanni Di Fansesco, secrétaire de la section alésienne du PCF :
"Un drame de plus à Alès et toujours un de trop ! Les populations des quartiers les plus populaires alésiens sont exposées à une violence inouïe qui ne peut nous laisser sans réagir et agir à la hauteur de la situation insupportable.
Certes, pour protéger les populations et leur jeunesse, il faut des moyens de sécurité et l'État ne doit pas se défausser comme il le fait à Alès, comme ailleurs, en ne mettant pas les moyens policiers et judiciaires indispensables. Certes, la précarité profonde dans laquelle sont plongées bon nombre de familles relève des politiques nationales tournées vers la richesse de quelques-uns. Et la solution ne réside pas dans la culpabilisation des usagers des stupéfiants comme le font Macron et Rivenq. Il faut s'attaquer aux têtes de réseau et aux systèmes de blanchiment. Mais il faut aussi s'attaquer à ce qui génère cette situation qui ravage une partie de notre jeunesse.
Et dans ce domaine, la municipalité porte une certaine responsabilité, non pas dans une inaction mais plutôt dans les choix qu'elle opère et qui se traduisent par des quartiers abandonnés.
Il faut urgemment redonner de la vie dans ces quartiers, non pas du saupoudrage mais de la présence humaine et de services publics, de commerces, un cadre de vie, mobiliser tout ce qui peut l'être dans le périscolaire institutionnel et associatif, le sport, la culture, la formation, l'emploi. Permettre une vie enthousiaste qui est due à chacun et pour ne pas laisser une jeunesse très précaire se faire happer par le narcotrafic et autres formes de violence."