Culture
Publié il y a 22 jours - Mise à jour le 08.03.2023 - Corentin Migoule - 3 min  - vu 264 fois

BARJAC Un Festival du livre de Cèze Cévennes plus ambitieux se profile

festival du livre Cèze Cévennes

De gauche à droite, Olivier Martin, Jean-Paul Pascal, Denis Guillaume et Olga Bofill. 

- Corentin Migoule

Pour la deuxième année consécutive, la communauté de communes de Cèze Cévennes transforme son salon du livre flash d'une journée en festival, lequel se tiendra en partie hors les murs les 16 et 17 mars, avant le traditionnel temps fort autour du château de Barjac les 18 et 19. 

Il l'avoue sans difficulté, alors que se posait la question de la reconduction du Festival du livre de Cèze Cévennes, le président de la communauté de communes organisatrice s'était montré "hésitant". "Je ne voulais plus que ça se fasse exclusivement sur Barjac. Alors j’avais émis une condition : que des évènements culturels aient lieu en amont un peu partout sur le territoire", a concédé Olivier Martin ce mercredi matin, à l'occasion de la conférence de presse de présentation au château de Barjac. 

Condition respectée par les organisateurs qui se sont attachés à offrir des déclinaisons du Festival à travers des animations dans les bibliothèques et les écoles de plusieurs communes. Aussi, pendant deux jours, le Festival livre une session hors les murs, avec une entrée en matière dès le jeudi 16 mars et la projection du film Magnificat au cinéma de Barjac, dans le cadre d'un partenariat inédit avec le festival de cinéma alésien Itinérances.

festival du livre Cèze Cévennes
De gauche à droite, Olivier Martin, Jean-Paul Pascal, Denis Guillaume et Olga Bofill.  • Corentin Migoule

Le lendemain, vendredi 17, une rencontre avec l'auteur Emmanuel Moynot est programmée à la médiathèque de Bessèges (17h30), suivie d'une conférence chantée à la ferme de Bégude à Saint-Victor-de-Malcap (19h30). Mais le véritable temps fort du Festival est prévu le samedi 18 mars, sur les coups de 16h, via une rencontre exceptionnelle avec Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014, dans la salle du cinéma.

Psychiatre de formation, la dernière nommée n'est autre que la marraine de cette 13e édition. "Déjà, on voulait une dame. Le choix de Lydie a été une évidence. Elle est tout à fait dans l’esprit du Festival. C’est une personne de grand talent et de grand engagement", a justifié Denis Guillaume, maire de Tharaux, cheville ouvrière de l'organisation. 

Dimanche 19 mars, dans cette même salle du cinéma, la masterclass du talentueux Serge Bloch, illustrateur de Max et Lili, devrait faire recette auprès des enfants et de leurs parents (11h30). "C'est une vraie chance de l'avoir. À 1 mètre 20 du sol, il commencera une fresque de 6 mètres de long que les enfants continueront", s'est enthousiasmée Christelle Allio, coordinatrice des actions sociales et culturelles de Cèze Cévennes.

"Il ne suffit pas d’avoir des lieux culturels, il faut les faire vivre"

Samedi 18 mars à 10h, la conférence de Patrick Cabanel, "qui est un spectacle à lui tout seul", est un autre motif de réjouissance. L'historien revisitera l'œuvre puissante de Jean Carrière qui a valu à l'auteur le prix Goncourt en 1972 avec L'Épervier de Maheux. "Ce festival a aujourd’hui une envergure très intéressante et s’adresse à un large public. Il y a de la qualité. Mais une qualité accessible au plus grand nombre", a fait apprécier Olivier Martin, soucieux que l'évènement ne perde rien de son caractère "populaire".

"La culture sous tous ses aspects nourrit l’esprit. Elle permet à chacun de s’enrichir et de se construire. Il ne suffit pas d’avoir des lieux culturels, il faut les faire vivre à travers des événements qui créent du lien", a déclaré Olga Bofill, adjointe au maire de Barjac, quand Denis Guillaume a insisté sur la présence d'"une trentaine d’auteurs de grande qualité". À leurs côtés, Jean-Paul Pascal, ancienne voix de Radio Grille Ouverte (RGO), a perçu dans le contenu de ce festival "une espèce d’alchimie où interviennent tout un tas de choses qui viennent d’horizons différents", lesquelles permettent au public "d’aller au-delà du livre en rencontrant les auteurs".

Alors que l'aspect convivial de l'évènement venait d'être mis en exergue par Olivier Martin, le maire de Tharaux concluait en émettant un petit bémol : "À l’avenir, j’aimerais plus de mobilisation de la part des élus communautaires. Il faut leur faire prendre conscience de l’importance de la culture, de la lecture et du livre." Des propos qui faisaient écho à l’absence de la plupart des maires de la communauté de communes lors de cette conférence de presse à laquelle ils étaient conviés, tout comme leurs conseillers municipaux. 

Le programme complet de l'évènement est à retrouver ici

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