Publié il y a 1 h - Mise à jour le 26.02.2026 - Stéphanie Marin - 4 min  - vu 68 fois

FAIT DU SOIR À Arles, 17 étudiants créent un festival célébrant toutes les cultures

Le festival Daiomai se déroulera les 7 et 8 mars 2026 à Arles. 

- Arles en Prémices

L’association Arles en prémices organise la 23ᵉ édition d'un festival imaginé et orchestré par des étudiants issus de la formation universitaire professionnelle en administration des institutions culturelles. Intitulé "Daiomai", l'événement se déroulera du samedi 7 au dimanche 8 mars.

En grec ancien, Daiomai signifie « partager ». Le ton est donné et il suscite la curiosité. Pour cette nouvelle édition d'Arles en prémices, 17 étudiants en Licence 3 Gestion – Parcours administration des institutions culturelles à l'antenne universitaire d'Arles, ont imaginé un festival où l'art, loin d'être un bien de consommation, devient un trait d’union entre les générations et les cultures, dans un esprit d’ouverture plutôt que de compétition. La programmation reflète d’ailleurs la diversité de la promotion, composée de nationalités variées. "Un vrai mélange qui a créé ce sentiment de partage", expliquent Amirouche Lachebi et Rafik Boinali, membres de l’association, respectivement aux pôles production et communication.

Accompagnés par leurs enseignants Jean-Léo Dervieux, Laurie Lapetina et Frédéric Trottier-Pistien, les étudiants ont découvert les coulisses de la création d’un festival et la réalité concrète de son organisation. Ils ont appris à faire face aux imprévus, aux contraintes logistiques et aux exigences de coordination qu’implique un tel événement. Malgré les obstacles rencontrés, ils ont su les surmonter collectivement, renforçant ainsi leur esprit d’équipe. Une équipe qui s'est étoffée grâce à un partenariat avec les étudiants de troisième année de la formation Métiers du multimédia et de l'Internet - Création numérique à l’IUT d’Arles pour la création de l'affiche.

Amirouche Lachebi et Rafik Boinali, deux des membres de l'association Arles en Prémices. • S.Ma

Partager, c'est aussi transmettre. Bien avant l’ouverture, le festival a commencé à tisser des liens. Au centre social du Mas Clairanne, au Trébon, des ateliers de danse hip-hop ont réuni huit jeunes participants autour de Miguel Nosibor, de la compagnie En Phase, une association culturelle d’Aubagne. Dans le sillage de la précédente édition, Macadam, ce travail mené en amont sera présenté sur scène le soir de l’ouverture. Cette idée de transmission se prolonge le dimanche matin au musée Réattu. Derrière les platines, IDAZERRR, Djette originaire de Marseille, proposera une initiation au mix à une dizaine de personnes. Deux heures pour comprendre les bases, apprivoiser les transitions, ressentir le tempo.

>> À relire : EN IMAGES. Le festival Macadam, "la culture en action, la jeunesse en création"

Tout au long du week-end, la chapelle des Trinitaires se transformera au rythme des propositions. Le samedi, on y chantera des tubes des années 80, la chanson française et le RnB lors d’un karaoké sur écran géant. Il sera suivi d'un DJ set avec IDAZERRR, artiste à la signature sonore énergique, brute et sans détour. Portée par une esthétique trap percutante, elle navigue avec aisance entre bouyon, logobi, jersey, batida, UKG/jungle et autres styles qui partagent une même intensité rythmique.

Le dimanche après-midi, on y découvrira aussi un ciné-concert pour lequel Swann Colomb, jeune musicien formé au conservatoire de Tarascon, a composé une création originale sur le court-métrage d’animation Au revoir mon monde, réalisé en 2023 par Estelle Bonnardel, Quentin Devred, Baptiste Duchamps, Maxime Foltzer, Florian Maurice et Astrid Novais, étudiants de la MOPA ; et primé aux Oscar des étudiants à Londres, l'année suivante. Entouré de Raphaël à la batterie, Chloé à la basse et Céline au chant, Swann Colomb interprétera sa partition au piano, en direct. Puis viendra le moyen-métrage Au bain des dames de la marseillaise Margaux Fournier en présence d'un ou d'une membre de l'équipe du film (Sélection Officielle Court Métrage Documentaire - César 2026. ».Une performance suivie d'autres projections.

ISOCAY prendra le relais. Créé en 2023, le groupe arlésien défend un rock tendu, nourri de post-punk, de noise et d’énergie garage. Après une quinzaine de concerts dans la région et au-delà — de Marseille à Paris — et une tête d’affiche au Cargo de Nuit à Arles, le quatuor poursuit son élan, porté par la sortie de deux singles en novembre 2024 puis d’un premier EP, Take a Seat, en juin dernier.

Le dimanche soir, le plateau électronique sera entièrement féminin — un choix assumé, en cohérence avec l’esprit du projet, en cette journée internationale des droits des femmes. Au programme, Stella Galactica, chanteuse et claviériste du groupe Merci Beaucoup, aux influences italo, dark disco et EBM, avec une énergie nourrie de rock et d’électroclash. À ses côtés, Alyvibz, formée à Piñata Radio par le collectif féminin montpelliérain System Sol, insufflera une dynamique solaire teintée de rap et de baile funk. Danseuse à l’origine, elle conçoit ses sets comme des espaces de liberté où la musique pousse à se dépasser. Vous l'aurez compris, dans un contexte où l’actualité peut sembler lourde, Daiomai revendique une autre dynamique : celle d’un espace commun fondé sur la découverte, la bienveillance et la rencontre. Les festivités s’ouvriront dès le samedi à 18h30 autour d’un « Verre du partage ». À noter que le festival est entièrement gratuit. Programme détaillé et réservations en ligne, en cliquant ici.

Les partenaires du festival Daiomai

La Ville d'Arles, la Faculté d'économie et de gestion Aix-Marseille Université, Aix-Marseille Université, la Formation Universitaire Professionnalisée Administration des Institutions Culturelles (FUP AIC), la Contribution Vie Étudiante et de Campus, le Conservatoire du Pays d'Arles, l'IUT Aix-Marseille Université, MoPa, École de Cinéma Film d'Animation 3D et le Collectif Solide.

 

 

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