Culture
Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 12.06.2019 - thierry-allard - 2 min  - vu 180 fois

UZÈS Liliane Schauss, directrice du festival Uzès Danse : « La danse contemporaine est accessible »

Le spectacle "We were the future", du chorégraphe Meytal Blanaru, sera joué le dimanche 16 à Uzès Danse (Photo : Laurent Philippe / DR) - Laurent Philippe/divergence-images.com

La 24e édition du festival de danse contemporaine Uzès Danse s’ouvre ce vendredi, pour deux week-end qui verront une quinzaine de représentations se succéder.

Une édition ancrée dans le monde d’aujourd’hui, comme l’affirme Liliane Schauss, la directrice du centre chorégraphique la Maison CDCN, qui organise le festival. « Il y a toujours un fil qui se dégage de chaque édition, cette année c’est un retour à l’authenticité, avec des rituels, le retour à la nature, à la terre, avec ces rituels ancestraux et parfois chamaniques, explique la directrice. La question du genre revient également. » Des thèmes bien dans l’air du temps, un air du temps que les artistes retranscrivent : « Ils sont poreux vis-à-vis de tout ce qui se passe dans le monde. Ils aident à avoir une lecture du monde à travers leurs propositions artistiques », affirme Liliane Schauss.

Y compris dans un art, la danse contemporaine, qui peut passer pour élitiste. « On peut penser le contraire, mais la danse contemporaine est accessible, défend l’organisatrice du festival. Elle raconte autant de choses que d’autres formes artistiques. Simplement il faut la recevoir plus avec ses émotions et moins avec sa tête, son intellect. » C’est aussi cette fonction de passeur de culture que remplit le festival, et plus largement les actions de la Maison CDCN à l’année, notamment auprès du public scolaire. Ce fut notamment le cas à Pont-Saint-Esprit cette année.

Des ateliers pratiques

Au festival, cette dimension pédagogique et ludique sera représentée par les deux ateliers pratiques proposés au public. « Il s’agit de voir comment ça fonctionne, pour ensuite renvoyer à quelque chose qu’on a vécu dans son corps », note Liliane Schauss.

Reste que le gros du festival sera composé des spectacles, pour lesquels « il y a une vraie volonté des artistes d’être plus proches des spectateurs, avec beaucoup de dispositifs où les spectateurs sont soit en carré, soit en demi-cercle », précise la directrice. Outre les spectacles, les artistes proposeront également des temps de rencontre après les spectacles avec le public, toujours dans cette volonté de proximité.

Parmi ces artistes, citons les régionaux de l’étape Laurent Pichaud, originaire de Nîmes, à qui le festival a donné carte blanche les 21 et 22 juin, l’Alésien David Wampach, artiste associé du festival, et les Toulousains Sylvain Huc et Émilie Labédan, dont la présence est le fruit de la collaboration du centre chorégraphique uzétien avec ses homologues d’Occitanie.

Cette 24e édition démarrera sur les chapeaux de roues ce vendredi 14 juin, avec notamment à 21 heures sur la place Saint-Geniès un bal proposé par la "Piste à dansoire", où chacun peut venir se déhancher puisque c’est gratuit.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Le programme complet de cette édition est ici.

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