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Publié il y a 5 ans - Mise à jour le 21.06.2017 - thierry-allard - 3 min  - vu 162 fois

GARD RHODANIEN Discuter de l’œnotourisme autour d’un Caf’éco

Ce mardi matin, lors du caf'éco du Gard Rhodanien, à Tavel (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Après l’industrie et le BTP, l’œnotourisme : le troisième Caf’éco de l’agglo du Gard Rhodanien s’est tenu mardi matin tôt au Château de Manissy, à Tavel.

Il s’adressait plus particulièrement aux acteurs de la viticulture du sud de l’agglo.

« il faut être partout »

Une agglo « dont la vigne compose 38 % du territoire global, c’est colossal », rappelle le président Jean-Christian Rey. Un président venu « surtout pour écouter » les professionnels du secteur et « comprendre où sont les enjeux et essayer d’adapter les politiques publiques. »

Florian André, à la tête du Château de Manissy depuis 2003, a bien vu l’évolution du métier  : « tous les supports sont importants aujourd’hui, il faut être de partout et être réactif au plus vite. Avant la crise de 2005, le métier était à 80 % dans la vigne, aujourd’hui, il faut être à 50 % très fort en commerce et en communication, et 50 % dans ses vignes. » Car aujourd’hui le vigneron doit s’ouvrir à l’étranger, avec l’exportation, et aux étrangers (mais pas que), avec l’œnotourisme.

Pour ce faire, « il faut se construire un réseau », poursuit le vigneron. Vignobles et découvertes, Inter Rhône, Sud de France… « il faut être partout. » Seulement voilà, une intervenante de la profession l’affirme, « à l’heure actuelle, je n’ai pas eu un seul client qui soit venu en disant qu’il était là car on adhérait à tel ou tel label », ce qui ne l’a pas empêchée d’y adhérer. « Le label donne une valeur ajoutée au produit, à la cave », estime Florian André.

‘WIne tours’, Europe et restos

Sa consoeur mise elle sur les cars de touristes : « on reçoit des bus, étrangers et français, on travaille avec des ‘wine tours’, et on continue à les développer. » Les développer notamment vers le luxe, pour puiser sur ce marché de niche. Pour ce faire, il est un point sur lequel tous les intervenants tombent d’accord, c’est sur l’importance de faire des grands salons internationaux, comme celui de Dusseldorf. C’est là que les ‘wine tours’ de demain se préparent, et que les exportations se travaillent.

Sur ce plan, « on a la chance d’avoir France Agri Mer », reconnaît Florian André. L’office du ministère de l’agriculture, chargé d’appliquer certaines dispositions de la politique agricole commune de l’Union européenne, apporte des aides pour les voyages de prospection et pour les salons professionnels. Seulement voilà, « les dossiers sont longs et contraignants, plus qu'à l’étranger », affirme le vigneron. L’exception culturelle française, sans doute.

Un autre point qui fait l’unanimité, le manque de communication : un élu de Lirac s’étonne de ne pas connaître le nombre de viticulteurs bio de sa commune, avant que la directrice du développement économique de l’agglo du Gard Rhodanien Emily Pagès n’estime qu’il faut « un travail de cartographie des viticulteurs et vignerons. »

Autre question cruciale dans le cadre du développement de l’œnotourisme, et de la viticulture locale en général : la présence des vins locaux dans les restaurants du territoire. « Je regrette de voir quand je vais au restaurant à Avignon beaucoup de Bourgogne et pas assez de vins locaux, et c’est pareil à Goudargues ou à Remoulins », note Florian André. Or, la présence sur les cartes des vins est un important vecteur de visites dans les domaines. Sur ce point comme sur beaucoup d’autres, les marges de progression semblent grandes pour faire du Gard Rhodanien un leader de l’œnotourisme.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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