Publié il y a 1 an - Mise à jour le 07.03.2023 - Marie Meunier - 2 min  - vu 704 fois

BAGNOLS/CÈZE Un piquet de grève devant le collège Bernard-de-Ventadour

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Plusieurs professeurs ont tenu un piquet de grève devant le collège Bernard-de-Ventadour, ce mardi. 

- photo Marie Meunier

Ce mardi matin, plusieurs professeurs du collège Bernard-de-Ventadour ont tenu un piquet de grève devant leur établissement. Ils ont voulu montrer leur opposition au report de l'âge de départ à la retraite, mais aussi dénoncer leurs conditions de travail qui se dégradent. 

L'âge de départ à la retraite recule mais les conditions de travail ne s'améliorent pas et les salaires n'augmentent pas non plus. C'est le constat tiré par plusieurs professeurs du collège bagnolais Bernard-de-Ventadour, qui ont décidé de montrer leur protestation en ce jour de mobilisation contre le projet de réforme des retraite. "Rien n'est pensé pour la fin de carrière. Pourtant, on n'a plus du tout la même énergie à 64 ans qu'à 30 ans", pointe Élodie Pazdzior, professeure d'éducation musicale. À côté d'elle, Libertad Cellier, enseignante d'espagnol et syndiquée au SNES, rebondit : "Et combien de nos collègues, on a perdu juste après qu'ils soient partis à la retraite ? On veut partir à un âge où on peut vivre après."

Ces enseignants voient la pénibilité de leur travail croître : "On est inquiets pour les effectifs dans les classes. L'année prochaine, on va avoir 30 élèves par classe en 6e. Vu que le collège accueille aussi des élèves non-francophones, ce sera davantage. Malgré tout, on nous refuse des ouvertures de classe", déplorent-ils. En plus de classes chargées, les professeurs doivent accomplir des tâches administratives qui "sont de plus en plus nombreuses chaque année". Ils subissent aussi la complexification des notations ou encore l'absence de médecine du travail. 

"Je suis à bout, je n'ai que 58 ans et je suis déjà fatiguée", insiste Libertad Cellier. Le corps enseignant craint que son mal-être ne se répercute sur les collégiens : "Si on est trop vieux, trop épuisés, si on a trop d'élèves dans les classes, nos cours vont être de piètre qualité", raisonne Géraldine Servel, professeure de lettres. Ce mardi, beaucoup de professeurs étaient en grève, mais aussi des agents. À Bernard-de-Ventadour, la cantine et la vie scolaire n'étaient pas assurées. C'est la première fois depuis le début de la contestation nationale que les professeurs montent un piquet de grève devant le collège, même si le mouvement est très suivi depuis le début. "On veut plus de moyens et que ceux déjà alloués soient gérés autrement", conclut Stéphanie Mota, professeure d'anglais.

Marie Meunier

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