À Lirac, les écoliers n'ont pas peur de mettre les mains dans la terre. Ainsi, depuis 2021 et le lancement de la forêt école, une parcelle confiée par la commune à l’école pour y mener des actions pédagogiques, de nombreux projets autour de la biodiversité sont menés chaque année avec les écoliers. La renaturation des berges du Nizon en fait partie, avec la plantation de haies en partenariat avec la Fédération départementale des chasseurs du Gard et ABCèze.
Ainsi, ce mardi les enfants ont planté 150 arbustes « d’essences locales, issus de graines récoltées en milieu sauvage », explique Thomas Borget, de la Fédération des chasseurs. On y retrouve du micocoulier, du cornouiller sanguin, du prunellier, du cerisier de Sainte-Lucie, de l’aubépine, de l’églantier ou encore du cormier, fournis par la Fédération. « La Fédération organise, mais on ne parle pas du tout de chasse avec les enfants, le but est qu’ils sortent de l’école, mettent les mains dans la terre », souligne Romane Lavergne, chargée de mission pour la Fédération départementale des chasseurs du Gard.
« Le lien avec le territoire proche est le plus important, abonde le directeur de l’école de Lirac, Sébastien Fraysse. L’aspect pédagogique est intéressant, nous travaillons sur la biodiversité, et cette action donne un aspect concret à ce que nous voyons en classe. » Pour le maire Cédric Clemente, il s’agit aussi de permettre aux écoliers de « s’approprier le site, dans un souci de transmission entre les générations, l’avenir c’est eux. »
L’avenir de la biodiversité locale aussi, les haies représentant « un support pour les oiseaux et les insectes, une fonction de régulation des températures, une stabilisation du sol des berges, un régulateur de crues et une épuration des eaux du Nizon grâce aux racines », rappelle l’élu. Des haies qui existaient par le passé, avant d’être raclées il y a une trentaine d’années, ce qui n’a pas été sans conséquences néfastes pour la biodiversité et lors des crues. Alors cette renaturation est aussi l’opportunité « de montrer aux enfants qu’on apprend des erreurs du passé », rajoute Cédric Clemente.
La commune ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, et va lancer à la rentrée prochaine une Aire éducative, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité. Un projet pédagogique supplémentaire, cette fois axé « autour de l’eau, à la source du Nizon », précise le maire.