Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 30.09.2016 - elodie-boschet - 2 min  - vu 289 fois

ALÈS Deux manifestants contre la loi Travail devant le tribunal

Le Palais de justice d'Alès. Photo DR/EB

Ce vendredi après-midi, deux hommes étaient jugés pour des violences commises lors de manifestations contre la loi Travail, le 23 juin et le 15 septembre, à Alès. Le substitut du Procureur réclame de la prison pour les deux accusés. Le délibéré sera rendu le 7 octobre.

Le premier accusé s’appelle Rémi, il a 41 ans. Il faisait partie des manifestants lors du rassemblement contre la loi Travail, le 23 juin. Le cortège partait de la sous-préfecture pour se diriger dans les rues du centre-ville. En fin de matinée, la tension monte d’un cran. Une policière est visée par un pétard, sans être blessée. L’homme qui a lancé le projectile est repéré : il est particulièrement agité et manipule sans cesse son sac à dos. Selon les policiers, il s’agirait du fameux Rémi, qu’ils interpelleront une heure plus tard. Mais celui-ci a toujours nié les faits, que ce soit en garde à vue, ou aujourd’hui devant le tribunal correctionnel.

Seulement, dans le sac qu’il portait, des pétards ont été retrouvés. Comment sont-ils arrivés là ? « Je ne sais pas », répond l’accusé à la présidente Annabelle Ledrapier. Le substitut du procureur, Nathalie Welte, rebondit : « Il est à vous le sac ? ». Léger trouble de Rémi qui finit par dire : « Le sac à dos, non il n’est pas à moi ». Pour Nathalie Welte, il n’y a pas de doute : « Personne n’a apporté la preuve que ce sac à dos ne lui appartenait pas », déclare-t-elle avant de réclamer quatre mois de prison avec sursis.

Mêmes causes, mêmes effets pour Aurélien, 44 ans. Son histoire, à quelques variantes près, ressemble à celle de son camarade. Les faits se déroulent devant le lycée Jean-Baptiste Dumas, à l’occasion d’une nouvelle manifestation contre la loi Travail, le 15 septembre. Cette fois encore, des policiers sont pris pour cible avec des projectiles. Mais c’est l’agent de service du lycée qui sera blessé à la main par un pavé. Bilan : huit jours d’interruption temporaire de travail.

Comme Rémi, Aurélien a toujours été constant, il nie les faits. « Du début à la fin, j’étais calme dans cette manifestation. Je me suis retrouvé en garde à vue et accusé de faits très graves alors que j’ai jamais rien jeté », explique-t-il. Ce n’est pas l’avis du substitut du procureur, qui réclame une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis. Verdict le 7 octobre à 9h.

Elodie Boschet

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