La cour d'appel de Nîmes a étudié récemment une bien curieuse affaire de séquestration. En mai 2025, un couple a été retenu chez lui dans le Gard. Des individus veulent 80 000 euros et ils pensent que l'argent est au domicile de cette famille. Les agresseurs, aux visages dissimulés, utilisent un couteau pour menacer les victimes "qui sont descendues" à la cave à la recherche des fameux billets. Des individus qui repartent bredouilles. Si on ne connaît pas encore les raisons d'une telle irruption dans la propriété des victimes, l'enquête, elle, avance rapidement car un mis en cause est reconnu par une victime.
Deux frères sont interpellés et l'un d'eux a demandé, il y a quelques jours, sa remise en liberté devant la chambre de l'instruction de Nîmes. Il nie depuis le début des investigations sa participation à cette séquestration. Ce père de famille trentenaire est en état de récidive et souhaite retrouver sa liberté "car il n'y a rien dans l'enquête depuis un an".
"Des éléments majeurs viennent rejoindre le dossier et il faut éviter tout contact avec la victime et avec son frère. Et puis, il dit qu'il respecte les décisions de justice et il n'a pas respecté son précédent contrôle judiciaire", estime l'avocat général qui refuse un éventuel contrôle judiciaire du mis en examen.
La cour d'appel a entendu les arguments du parquet général et a rejeté cette demande de remise en liberté. Le père de famille reste donc détenu dans ce dossier de séquestration en récidive.