Méconnu du grand public, le Sitom s’invite au quotidien dans la vie des administrés, traitant leurs déchets. Le 18 mai, le président sortant, Richard Tibérino, élu sous la précédente majorité, passera officiellement le flambeau à Sylvette Fayet, élue communiste choisie par la majorité de Nîmes métropole. « Je suis content que ce soit elle. Elle a toujours été présente au conseil syndical, quand d’autres élus, parfois même de notre ancienne majorité, n'étaient pas là... », se souvient Richard Tibérino.
La tonne incinérée est passée à 42 €
Autre souvenir : lors de la baisse de la Teom (taxe d’enlèvement des ordures ménagères), Sylvette Fayet avait justement fait remarquer au président de Nîmes métropole de l'époque, Franck Proust, que la fin de l’emprunt sur l’incinérateur n’était pas étrangère à cette baisse... Et pour cause : la tonne incinérée est passée de 90 € à 42 €. Cela a également permis de faire passer le coût de l’adhésion par habitant des intercommunalités de 5,60 € à 5,40 €.
Côté gestion, le budget 2026 s’élève à 24 M€ en fonctionnement et à environ 25 M€ en investissement. Ces dernières années, la masse salariale est passée de 22 agents à 12. La raison ? La mise en place de ponts de bascule pour la pesée des déchets a entraîné la suppression de cinq postes, ainsi qu’un départ à la retraite non remplacé au service comptabilité.
88 000 tonnes de déchets brûlés par an
Chaque année, le Sitom élimine 88 000 tonnes de déchets, les fameuses « poubelles noires ». Un équipement géré par l’entreprise privée Veolia, par l’intermédiaire d’une délégation de service public. Le centre de tri, lui, est géré via un contrat d’exploitation avec Paprec, laissant au Sitom le financement des investissements. Cette année, le Sitom entend d’ailleurs refaire la chaîne de tri.
« Lors du précédent mandat, les grosses décisions ont été prises », poursuit Richard Tibérino. De là à dire que le mandat de Sylvette Fayet sera tranquille… En matière de gestion des déchets, des progrès restent toujours à réaliser.