« Nous allons écrire une nouvelle page de ce syndicat. C’est une responsabilité que je prends avec sérieux, humilité et… », réagit Maryse Giannaccini dès son élection, avant d’insister sur le mot « détermination ». Ce mercredi, la maire de Fons et conseillère départementale PS du canton de Calvisson a été élue présidente du syndicat avec 31 voix pour et cinq contre. Elle remplace ainsi la maire de Montignargues, Véronique Poignet-Senger, qui, en raison des divisions au sein du syndicat, n’avait plus la majorité suffisante pour se représenter. « Hum… En fait, ça fait six ans que Maryse Giannaccini est présidente, sauf qu’elle n’en avait ni le titre, ni l’indemnité… », glisse, amusée, l’une de nos sources.
À quoi sert ce syndicat ?
Le syndicat Leins Gardonnenque a été créé il y a dix ans, lors de l’intégration de la communauté de communes du même nom à Nîmes Métropole, par exemple. Il regroupe aujourd’hui 12 communes, soit un bassin de 15 500 habitants. Son objectif ? Poursuivre la mutualisation des compétences « petite enfance », mais aussi « culture » et « sport », finalement rebaptisées « vie locale » et « natation », comprenant la gestion de la piscine de Sauzet. Seulement, ces dernières années, les élus se sont divisés. La gestion des crèches (relire ici) en a été le principal exemple.
Les trois priorités de Maryse Giannaccini
C’est donc dans ce contexte que l’exécutif a été renouvelé. « Mon engagement est clair : rassembler, écouter et agir dans l’intérêt de tous, sans exception », martèle la nouvelle présidente. Et de décliner ses trois priorités : « Faire adopter le budget 2026 en m’appuyant sur la DDFIP (Direction départementale des finances publiques). Les ressources humaines : je rencontrerai chaque agent individuellement puis collectivement. Je me ferai sans doute aider par le centre de gestion du Gard pour réaliser un audit organisationnel. » Enfin, dernière priorité : « Faire un point précis sur notre situation. Je vous convoquerai pour vous en rendre compte. » Certains craignent que le nouvel exécutif « réduise le syndicat à peau de chagrin jusqu’à s’en débarrasser ».
Trois candidats à la vice-présidence
Dans la foulée de l’élection de la présidente, un vice-président a été élu : Théo Guigue, maire de Sauzet. L’édile a récolté 26 voix contre quatre pour Serge Liove, élu de Saint-Bauzély, et trois pour Véronique Roulle, élue à Gajan, qui ont tenté leur chance à la vice-présidence. « Ce sont deux communes qui ne sont pas vraiment d’accord avec Maryse Giannaccini. C’est le clan qui était plutôt avec Véronique Poignet-Senger. Alors pourquoi ont-ils levé la main ? Pour montrer un signe de protestation ; ils savaient qu’ils n’avaient aucune chance… », poursuit notre source.
Vote des indemnités
Dans la foulée de l’installation du nouvel exécutif, la présidente a fait voter les indemnités : 890 € mensuels bruts pour la présidente et 355 € pour le vice-président. « Je voudrais vous faire remarquer que nous n’avons pas augmenté les indemnités par rapport à ce qui existait ici ou là, ou à ce qui était préconisé par l’État. » Une délibération votée à l’unanimité.