La victime ne s'est pas laissée faire et elle a décidé de sa défendre mais elle a été touchée au couteau à plusieurs reprises. Les faits se déroulent samedi dans les rues de Saint-Gilles, à la cité Sabatot précisément. Blessé, un jeune donne des détails sur son agresseur qui avait le visage masqué et une cicatrice sur le haut du crâne. Le blessé est pris en charge avant l'arrivée des secours par un témoin qui lui fait des points de compression pour éviter qu'il ne perde trop de sang. Il est ensuite évacué aux urgences par les secours.
L'enquête va rapidement connaître des avancées significatives grâce à un logiciel des forces de l'ordre et avec l'élément dont ils disposent c'est à dire la "cicatrice". Les gendarmes retrouvent six suspects potentiels. Mais après vérifications, le nom d'un habitant vivant à proximité et déjà condamné "matche" encore plus précisément. Ce jeune, âgé de 20 ans, est de plus sorti de prison le 17 mars dernier. Retrouvé, interpellé et placé en garde à vue, il nie totalement l'agression du week-end. Mais revirement de situation en audience de comparution immédiate où il était jugé hier lundi 18 mai. "Je reconnais maintenant", souligne-t-il du box des prévenus." Mais pourquoi avez-vous nié les faits", relance la présidente de la juridiction répressive. "Je ne voulais pas retourner en prison et j'ai accusé quelqu'un d'autre" insiste le mis en cause qui a frappé la victime au couteau à 6 reprises. Pour le fond du dossier l'agression serait liée, selon le prévenu, à une ancienne dette de stupéfiants.
Le tribunal corrrectionnel l'a condamné à 4 ans de prison et a révoqué son sursis. Il écope au total d'un peu plus de cinq ans de prison.