Publié il y a 21 jours - Mise à jour le 04.06.2024 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 1832 fois

SAINT-GILLES Il prétend travailler, le tribunal téléphone à son employeur pendant le délibéré

Photo illustration

L'homme, condamné, part en détention. 

Un homme, âgé de 42 ans, déjà connu pour de nombreuses condamnations était de nouveau devant la justice pénale ce mardi matin en comparution immédiate au tribunal de Nîmes. 

Il a été arrêté par les gendarmes alors qu'il allait, selon ses propos, acheter un paquet de cigarettes dans le centre-ville de Saint-Gilles le 31 mai. Mais pour effectuer cet achat, il a emprunté le véhicule de son frère qui était en prison, alors qu'il avait l'interdiction judiciaire de conduire suite à une précédente sanction pénale. 

L'homme n'a pas voulu donner son identité lorsqu'il a été contrôlé au volant et il a ensuite refusé de se soumettre aux dépistages d'alcoolémie et de drogue. Une fois son identité obtenue, les militaires ont constaté qu'il était en état de récidive pour les stupéfiants au volant.

En détention provisoire depuis le 31 mai, il a été jugé ce mardi matin en indiquant qu'il avait un travail régulier... Un argument qui aurait pu inciter le tribunal à le placer sous contrôle judiciaire. Sauf que le tribunal correctionnel, présidé ce matin par Jean-Michel Pérez, a décidé de vérifier la véracité de cet emploi. "Le tribunal a téléphoné à votre patron et ce dernier a indiqué que vous n'alliez plus travailler sans aucune raison depuis plusieurs semaines", rappelle le président d'audience alors que le prévenu semble destabilisé par cette annonce. L'accusé a été sanctionné à 18 mois de prison dont 12 ferme, avec mandat de dépôt. Le tribunal révoque également un précédent sursis de 6 mois. Il écope donc de 18 mois de prison ferme. 

"Nous sommes là pour protéger la société, il est dangereux cet homme, avait souligné auparavant le procureur de la république, Willy Lubin. D'autant qu'on a tout essayé avec lui : les peines alternatives, le bracelet. Et en plus, il était en sursis probatoire au moment de sa dernière interpellation."  

Boris De la Cruz

Faits Divers

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio