Ce lundi 5 janvier, une centaine d'Alésiens et Cévenols se sont rassemblés devant la sous-préfecture pour exprimer leur soutien au président vénézuélien Nicolás Maduro, capturé 48 heures plus tôt par les États-Unis. Pour la section alésienne du Parti communiste français, c'est là une "violation de la souveraineté vénézuélienne et des chartes internationales d'une extrême gravité". Les militants insoumis et communistes condamnent conjointement la "mentalité impérialiste et le harcèlement" de la Maison-Blanche et la première réaction d'Emmanuel Macron, qui qualifiait ce coup de force de "bonne nouvelle pour les Vénézuéliens".
Cécile Alphon-Layre, représentante du PCF, argue que la "souveraineté des peuples ne se soumet pas aux intérêts capitalistes" et appelle à "ne pas être aveugle" face à "ces actes de prédation et ingérences globales". La CGT s'est affichée aux côtés des deux partis politiques nouvellement réunis à Alès pour dénoncer une "bourgeoisie impérialiste qui s'en remet à la force armée pour le pouvoir de l’argent, sous prétexte de la lutte contre le narcotrafic, un simple leurre".
Craignant que le schéma se répète en Colombie, au Mexique et au Groenland, La France insoumise a demandé la "garantie pleine et entière" de sécurité pour le couple Maduro.