La magie de Noël a fait son effet pour réunir Communistes et Insoumis alésiens à dix semaines des élections municipales 2026. Après des mois de négociations, les deux partis de gauche ont conclu un "accord exigeant et sérieux pour répondre aux attentes de l’électorat". La liste 'Alès c’est Vous', déjà soutenue par le Parti Communiste Français, l'est désormais aussi par La France Insoumise pour apporter "un projet clair et ambitieux, s’attaquant au pouvoir d’achat, à l’accès au service public, la justice sociale et la transition écologique, avec une réelle participation citoyenne."
Ce rassemblement se veut être celui de "l’ensemble des forces citoyennes qui partagent l’envie d'un projet durable et concret de transformation radicale du territoire", ainsi qu’une "alternative crédible à la municipalité sortante", présente l’Insoumis Armand Crépin.
Pour le leader de la section alésienne du PCF Giovanni di Fransesco, c’est là "une sacrée bouffée d’air et d’audace dans ce monde qui se fracture". Bien que la liste ne soit pas finalisée, le contrat est "béton, tant sur les accords programmatiques que sur le partage harmonieux des responsabilités", avec le communiste Paul Planque en leader. L'alliance affirme aussi que les Écologistes et Lutte ouvrière "ont vocation à se retrouver à nos côtés". Ils rejoindraient alors L’APRÈS et Place publique en soutien.
Face à cette "désunion", PS et Écologistes sur le terrain
Oubliés de l’alliance PCF-LFI, qui argue encore "appeler toutes les forces de gauche à rejoindre cette dynamique", le Parti socialiste et les Écologistes ne comptent malgré tout pas baisser les bras, d’autant plus que cet accord les a "surpris", et pas dans le bon sens du terme : "J’ai de l’amertume car LFI ne voulait ni du PCF ni de l’union de la gauche. Ils ont finalement choisi la désunion. À l’époque d’Alès Maison Commune, Armand (Crépin) trouvait Paul (Planque) ringard et disait qu'il n'avait aucune chance, fustige Basile Imbert, tête de liste 'Alès Commun', réunissant Socialistes et Écologistes. Peut-être qu’il y avait des ambitions cachées dès le début, je ne sais pas... J’aurais préféré l'union, mais je n'ai pas peur du combat."
Un combat mené en porte-à-porte auprès des Alésiens tous les soirs : "Leur accueil est toujours intéressant et nous permet d’affiner au fur et à mesure. Ils se préoccupent bien plus du constat et des solutions, que nous partageons, que de l’union à gauche." Une remise en confiance nécessaire pour fermer ce chapitre et déjà aborder le premier tour des élections, qui fera alors office de "primaire de la gauche", même si "les choses vont encore bouger d'ici-là, notamment côté Place publique", prédit le leader socialiste.
Christophe Rivenq maire-candidat et tête de liste pour la première fois
Officiellement en campagne depuis ce samedi, le maire-candidat l'est en quelque sorte depuis "trente ans d'histoire et d'aventures" aux côtés de son mentor, le maire honoraire Max Roustan. Trois décennies de travail qui ont permis de réunir quelque 800 personnes pour l'inauguration de la permanence rue Saint-Vincent samedi matin : "On n'attendait pas autant de monde, se réjouit la tête de 'Liste Alès - L'avenir a une histoire'. Cette mobilisation nous oblige et nous donne une pêche formidable et un moral d'enfer, car Alès mérite de poursuivre sur la dynamique enclenchée depuis 1995."
1995, l'année qui a vu Max Roustan s'installer à l'Hôtel de Ville pour la première fois, régnant sans partage et sans second tour, jusqu'à passer la main en mars dernier à son ancien bras droit, directeur de cabinet et général des services, aujourd'hui premier édile et président d'Alès Agglo : "Je l'ai vu naitre, ou presque, il a ma pleine confiance après 34 ans de vie commune", rappelle et sourit l'actuel premier adjoint, qui devrait le rester si sa liste l'emporte.
Bien que le programme complet ne soit pas encore dévoilé, le tandem "jure" que le nouveau pont sur le Gardon et la salle de spectacle de 3 000 places évoquée en 2020 aboutiront : "On n'a pas pu à cause des deux années Covid, mais on va le faire au prochain mandat. Hier, aujourd'hui et demain, on sera avec vous !"
Une liste "moderne et authentique" pour un vote "utile et citoyen"
Candidat pour la première fois, Marc Infantès affirme recevoir "beaucoup de retours positifs" lors de ces rencontres avec les Alésiens. "Les gens veulent du renouveau, un engouement se crée", avance la tête de liste 'Alès Moderne et Authentique', une formation dont "l'avantage" est d'être "composée de citoyens, pas de politiques", comme le restaurateur Dominique Passieu.
L’ancien gendarme porte ainsi le projet d’"un vote utile", basé sur son quotidien et ceux des administrés rencontrés : "Je vis à Alès, je rencontre les mêmes problèmes que les personnes que je rencontre. Il faut trouver des solutions pour retrouver un ressort économique, une activité perdue depuis des années, un sentiment de sécurité fort et mériter la paix sociale, par la paix, sans l'acheter."
Prochains voeux et réunions publiques des différentes listes :
- Liste Alès 2026 : Présentation des membres de la liste et du programme jeudi 5 février, à 19h, Espace Cazot
- Alès c'est Vous : Vœux le vendredi 16 janvier, à 18h, Espace Cazot
- Alès Moderne et Authentique : Vœux et présentation du programme vendredi 9 janvier, à 19h, Espace Cazot
- Alès Commun : /