Didier Merand, ancien professionnel du secteur viticole né en Touraine, a grandi dans un milieu modeste, marqué par la disparition précoce de son père. Son parcours l’a mené de Paris à La Grand-Combe, où il s’est installé il y a onze ans. Sollicité "par des citoyens et des agents municipaux", il se décrit comme un homme "franc", pour qui "le mensonge n’a pas lieu d’être".
"Les élus se moquent de nous"
Pour Merand, la ville est "sinistrée, plongée depuis trente ans dans une descente permanente, dans une dynamique de paupérisation critique". Il dénonce un "abandon complet" et une "vision rétrécie" des enjeux, alors que la commune, entourée des Cévennes, "regorge de potentiel" : "Il faut que ça bouge, si la ville ne se réveille pas, rien ne va changer, tout restera inerte. Si on ne relève pas le défi, La Grand-Combe sera cuite."
La sécurité est sa priorité, avec les projets de renforcer la police municipale, instaurer un couvre-feu pour les mineurs de 22h à 6h et lutter contre les trafics par une coordination terrain entre habitants, associations et justice. "On ne peut plus accepter que les élus se moquent de nous, on ne peut pas parler au conseil", insiste-t-il, promettant une transparence totale et un audit public de la gestion passée. "Je serai un élu à un euro, je ne toucherai rien", assure-t-il.
Économie, solidarités, sport, culture, environnement...
Le conseiller d'opposition veut soutenir l’artisanat, les commerces de proximité et l’agriculture de montagne et lancer 67 chantiers participatifs pour créer 200 emplois. En plus de baisser la taxe foncière de 20%, il propose un fonds 'Économie de terrain' pour aider les jeunes à créer des micro-entreprises, ainsi que la mise à disposition gratuite de locaux communaux pour les "porteurs de projets sérieux". La rénovation des logements anciens et la lutte contre les logements vacants, avec des aides pour les familles et artisans, complètent ce volet.
Pour recréer du lien, il veut créer une maison des solidarités, lancer des assises citoyennes locales trimestrielles et un projet de tourisme autour des montgolfières. Mais aussi développer plusieurs disciplines sportives, secteur où "il ne se passe rien avec des associations ignorées" : tir à l'arc, skateboard, patins à roulettes, krav-maga, judo, hippisme, etc.
Il envisage un festival annuel mêlant arts, mémoire et musique engagée, une radio locale participative, et un tiers-lieu éducatif associant culture populaire, savoir-faire manuels et soutien scolaire. Les écoles bénéficieront d’intervenants extérieurs (art, nature, mémoire locale), et un programme 'Les mémoires vives' permettra aux anciens de transmettre l’histoire minière et cévenole aux jeunes.
Merand défend un plan 'zéro produit toxique' dans les cantines et espaces publics, le développement de jardins partagés et de circuits courts, ainsi qu’un plan climat Cévennes 2040 pour préserver la forêt et gérer l’eau.
Pour rappel, Didier Merand avait obtenu 103 voix, soit 7,5 % en 2020.