Nouvelle méthode pour fortes attentes. Un mois au pouvoir, et déjà un premier vent de changement souffle sur Nîmes. Vincent Bouget, jeune maire de moins de cinquante ans, impose un style : plus de terrain, plus de proximité avec les agents et les habitants. Une méthode. Une image. Reste à convaincre un autre public, plus exigeant : les chefs d’entreprise et les notables nîmois. Car derrière l’alternance politique, une inquiétude persiste. Celle, parfois caricaturale, qu’avec un maire de gauche, l’économie finisse par trinquer. Sur le papier, il faut bien le reconnaître, le doute existe. La liste victorieuse ne débordait pas d’entrepreneurs, mais plutôt de profils issus du monde éducatif. Or, en période de crise économique, l’heure n’est plus aux intentions. Il faut des résultats. Les bons mots, les belles formules et les promesses ne rempliront ni les carnets de commandes, ni les frigos des salariés du privé. Le défi est colossal. Aujourd’hui, tout le monde souffre : du petit commerçant au grand patron. Et le temps file. Personne ne veut d’un mandat réduit à la gestion des affaires courantes. De toute façon, Vincent Bouget n’aura pas de marge. Élu avec 40 % des voix, il fait face à une opposition solide, attentive à ses faux pas et prête à repartir à l’assaut au moindre signe de faiblesse. Pour espérer durer, il devra imprimer sa marque. Rapidement. Fortement. Cela passe par une ambition claire : relancer l’attractivité du territoire et redonner des perspectives aux entrepreneurs locaux. Les leviers existent. À commencer par l’Agglomération, que le maire préside désormais. Un outil stratégique pour mutualiser les compétences et simplifier l’accès aux dispositifs économiques via un véritable guichet unique. Encore faut-il s’en saisir pleinement. L’idée d’une agence économique était sur les tablettes pendant la campagne. Autre impératif : rassembler. Chambres consulaires, syndicats, salariés, employeurs… Tous devront être embarqués. Et surtout, écoutés. Car trop de demandes sont restées lettre morte ces dernières années. Écouter, puis agir. C’est là que tout se joue. Des élus sur le terrain, une administration capable de débloquer les situations, et des décisions politiques à la hauteur des enjeux. Sans cela, le risque est clair : voir Nîmes décrocher face à ses voisins. Des exemples existent pourtant. À commencer par la stratégie régionale portée par Carole Delga en Occitanie. À l’échelle locale aussi, des marges de manœuvre sont donc possibles : soutenir l’innovation, articuler développement économique, emploi et transition écologique, renforcer les dispositifs de financement avec les partenaires bancaires, accompagner de près les secteurs en difficulté. La feuille de route est connue. Reste à savoir si la volonté suivra. Car si Vincent Bouget parvient à instaurer un véritable climat de confiance, il peut rapidement faire taire les doutes. Dans le cas contraire, les sceptiques n’attendront pas 2033 pour se faire entendre.
Gouverner, c’est loger. Il y a l’économie. Et puis il y a le logement. À Nîmes, sur ce terrain, les difficultés ne manquent pas. Habitat du Gard, notamment, est loin de faire figure de modèle lorsqu’il s’agit de garantir, partout et pour tous, un logement décent. Pendant la campagne, Vincent Bouget n’a pas cherché à enjoliver la réalité, bien au contraire. Il a répété inlassablement que les caisses étaient vides. Il parle en connaissance de cause. Vice-président du Conseil départemental du Gard, administrateur du bailleur social, il est au cœur du système. Reste que, sur le terrain, la situation se dégrade. De plus en plus de Nîmois peinent à se loger. Et dans certains quartiers, abandonnés depuis des années, la crise est devenue structurelle. Le précédent mandat, lui, a fait un choix clair : celui de privilégier la promotion immobilière privée, concentrée dans les secteurs les plus favorisés. Aujourd’hui, l’urgence est ailleurs. Elle est dans la capacité à produire du logement accessible, à loyers modérés, pour ceux qui en ont le plus besoin. C’est là que se jouera, en partie, la reconquête de ces territoires délaissés. Car ces quartiers ont déjà envoyé un signal. Au second tour des municipales, leurs habitants se sont massivement tournés vers Vincent Bouget. Mais cette confiance sera de courte durée. Si, une fois encore, ils sont les oubliés des politiques publiques. Attention dans sept ans. Et même dès 2028, lors des prochaines départementales.
Procida hausse le ton. Procida ne décolère pas. Lors de la séance d’installation du conseil communautaire, Thierry Procida a été aperçu prenant à part, successivement, Franck Proust puis Julien Plantier. Objectif : leur signifier clairement son opposition à la scission de la liste Nîmes par-dessus tout en deux groupes distincts au conseil municipal. Une option d’autant plus incompréhensible qu’elle est impossible à reproduire à l’Agglo. « Avec 21 % des voix, se diviser en deux groupes n’a aucun sens. C’est une erreur. Les Nîmois ne comprennent pas ces logiques d’ego, qui ne font qu’accentuer le fossé entre les citoyens et leurs représentants. Un peu d’humilité s’impose », glisse un proche de l’ancien adjoint aux Sports. Positionné, pour l’heure, dans le groupe de Franck Proust, Thierry Procida semble bien décidé à peser en coulisses pour maintenir un groupe d’opposition uni, fort de six élus. Une ligne qu’il entend défendre coûte que coûte. « Je ne lâcherai pas », aurait-il confié à plusieurs interlocuteurs.
Au diable les avocats. Après un artiste, après le Festival de jazz à Vauvert, Nicolas Meizonnet n’en a visiblement pas fini avec ce qui ressemble de plus en plus à une reprise en main culturelle. Le nouveau maire poursuit sa ligne assumée. Dernière cible en date, selon nos informations : la maison d’édition Les Avocats du diable. Dans l’entourage de l’édile, le ton est sans détour. « Ils soutiennent ouvertement la gauche, notamment à Nîmes pendant la campagne. Ils bénéficient d’un local mis à disposition quasi gratuitement par la municipalité de Vauvert. La fête est finie », glisse une source proche du maire. Au-delà du cas particulier, c’est une orientation politique qui se dessine. Celle d’une mise au pas des acteurs culturels jugés trop marqués. Reste désormais à savoir où rebondira la maison d’édition : à Vergèze, dans le sillage du Festival de jazz, ou à Nîmes, terre d’accueil plus favorable. Une chose est sûre : en Petite Camargue, et à Vauvert en particulier, le monde de la culture devrait vite comprendre le message.
Une idée à Lanoy ? L’hypothèse circule, et elle a tout d’une petite bombe. Ces derniers jours, Denis Lanoy, nouvel adjoint à la Culture, l’aurait évoquée auprès de quelques interlocuteurs. Selon nos informations, il jugerait que « le festival de Nîmes coûterait trop cher au regard des finances de la Ville » et qu’il serait « réservé à une forme de petite bourgeoisie nîmoise, au vu du prix des billets ». Une lecture contestée. Car la réalité du festival dépasse largement ce procès en élitisme. Porté par Adam Concerts, l’événement s’est imposé comme une référence internationale. Chaque été, les arènes accueillent des artistes venus du monde entier. « C’est un rendez-vous incontournable. Des têtes d’affiche internationales s’arrêtent à Nîmes, et ça, ce n’est pas anodin », rappelle un ancien élu. Au-delà du prestige, il y a aussi l’impact économique. Pour les commerçants, les hôteliers, les restaurateurs, le festival constitue un levier majeur d’activité. « C’est un outil d’attractivité exceptionnel. Il faudrait être fou pour y mettre un terme. Et bon courage pour expliquer ça aux Nîmois », prévient un observateur averti. D’autant que la réalité contractuelle s’impose : le délégataire dispose encore de plusieurs années d’exploitation. Dans ces conditions, l’hypothèse d’un arrêt pur et simple semble peu crédible. Une autre piste circulerait en coulisses : celle d’une réduction de la voilure. « L’idée serait de passer d’une vingtaine de concerts à une dizaine maximum », avance un élu de la nouvelle majorité. « L’adjoint à la Culture a des ambitions qu’il ne réalisera pas. Personne, à part lui, n’imagine l’arrêt d’un événement aussi structurant », confie une source. En première ligne sur le dossier, Corinne Giacometti, adjointe aux Festivités et aux Grands événements, verrait d’un très mauvais œil cette irruption sur son terrain. « Il pense avoir les mains libres car il est proche du maire. Mais Denis Lanoy se trompe : la victoire n’est pas celle d’un camp seul », glisse un proche du dossier. Derrière le festival de Nîmes, c’est donc bien plus qu’un débat budgétaire qui se joue : un rapport de force politique, et une certaine vision de la culture.
Derrière la façade, la réalité. Depuis la campagne et la victoire, la nouvelle majorité s’applique à entretenir un récit bien huilé : tout va bien, Madame la marquise. Mais derrière cette communication maîtrisée, la réalité apparaît plus nuancée et nettement plus agitée. En public, l’heure est à l’unité et à la solidarité affichée. En coulisses, le ton est tout autre. Les lignes de fracture émergent déjà, et les rivalités s’installent. « Ils se détestent. Chacun veut tirer la couverture à soi. C’est déjà la guerre entre certains qui veulent absolument exister », confie un acteur central du dispositif municipal. Dans cette phase d’installation, les premiers jugements tombent, entre confirmations et interrogations. « Bruno Ferrier fait le job dans le sport, mais parle à tort et à travers. Nicolas Cadène est efficace, structuré, déjà dans une réflexion utile. Sylvette Fayet a du tempérament, elle connaît parfaitement les rouages, mais devra sans doute se tempérer », poursuit cette même source. Au-delà des appréciations individuelles, c’est un défaut de coordination qui transparaît. Les équilibres restent fragiles, et les logiques de clans commencent à s’organiser. Chacun cherche sa place, son influence, son espace politique. Dans ce contexte, l’arrivée annoncée de nouveaux collaborateurs à la Ville et à l’Agglo d’ici la mi-mai pourrait rebattre certaines cartes. « Un profil parisien est attendu, quelqu’un qui pourrait apporter de la méthode et de la structuration », glisse-t-on en interne. Rien d’alarmant à ce stade, mais une évidence s’impose déjà : le début de mandat ne ressemble pas à un long fleuve tranquille. Et la suite pourrait bien confirmer que, derrière l’unité affichée, la majorité avance sur une ligne plus instable.
Fournier : du fauteuil au scooter ! Il y a deux semaines, nous évoquions dans cette même rubrique l’épisode du fauteuil releveur proposé à Jean-Paul Fournier, sur catalogue, par Nicolas Balmelle, son ancien homme de confiance qui travaille désormais chez Bastide Le Confort Médical. Certains avaient été choqués, y voyant une forme d'opportunisme déplacé. Ce n'était que la première étape ! L’accompagnement se poursuit : après lui avoir trouvé des places pour assister aux matchs de l’USAM et du Nîmes Olympique, Nicolas Balmelle l’a épaulé dans l’acquisition d’un scooter électrique adapté. Un équipement livré, installé et mis en service par les équipes de Bastide. Sur le plan financier, rien d’irrégulier : bien conseillé, l’ancien édile peut bénéficier d’une prise en charge sur prescription médicale, avec remboursement direct par l’Assurance maladie au fournisseur. Résultat : cette semaine, plusieurs Nîmois ont ainsi été surpris de croiser Jean-Paul Fournier, seul, au guidon de son scooter électrique, quittant son domicile pour rejoindre des proches dans un restaurant à proximité des arènes. Mais derrière l’image, le symbole interroge. « Seul, alors que tout le monde lui a tourné le dos. Il n’est même pas allé au Parnasse pour le match : personne pour l’accompagner, et la distance était trop importante en scooter… », glisse un observateur. Une scène presque anodine, mais qui en dit long. Car à Nîmes, l’après-mandat de Jean-Paul Fournier ressemble de plus en plus à une sortie en solitaire. Et une question, au fond, persiste : même dans ce rôle discret, jusqu’où ira Nicolas Balmelle ?
À la CCBTA, le vote de Fourques sème le trouble. L’élection de Nelson Chaudon, maire de Beaucaire, à la présidence de la CCBTA ne passe pas chez tout le monde. Si sa victoire doit beaucoup au vote du nouveau maire de Fourques, Alain Fouque, et de sa première adjointe, elle laisse surtout un goût amer chez plusieurs élus du territoire. Car au-delà du résultat, c’est bien un revirement politique qui interroge. Pendant la campagne municipale, Alain Fouque n’hésitait pas à afficher son soutien à l’opposant communiste au maire d’Arles, Nicolas Koukas, allant jusqu’à apparaître au premier rang lors du lancement de sa candidature. Quelques mois plus tard, le voilà qui contribue, avec sa première adjointe, à porter le Rassemblement national à la tête de l’intercommunalité beaucairoise. « Ils ont voté comme un seul homme », grince un maire du territoire, encore abasourdi par ce qu’il considère comme un virage à 180 degrés. Au-delà de la cohérence politique, c’est aussi la question des intérêts de Fourques qui se pose. En 2021, Patrick De Carolis était intervenu pour garantir l’accès à l’eau potable de la commune, via une convention précaire renégociée chaque année. Dans ce contexte, le choix d’Alain Fouque intrigue. Pari risqué ou calcul assumé ? En coulisses, certains n’hésitent plus à avancer une explication : celle d’un rapprochement stratégique avec Beaucaire, dans l’espoir de sécuriser l’approvisionnement en eau. Une hypothèse qui, si elle se confirmait, donnerait à ce vote des allures de troc politique.
Au recours ! Après les municipales, les recours se multiplient. Certains relèvent davantage du geste politique que d’une véritable stratégie contentieuse. D’autres, en revanche, sont scrutés avec beaucoup plus d’attention, à commencer par celui déposé à Nîmes. Julien Sanchez, tête de liste RN, croit fermement en ses chances de voir sa contestation aboutir. Et il n’est pas le seul à considérer que certains faits pourraient peser. En cause notamment : l’envoi d’un mailing et la publication d’un message sur les réseaux sociaux par la SMAC Paloma, la veille du scrutin, appelant à faire barrage à l’extrême droite. Une initiative pour le moins risquée sur le plan juridique. « Davantage quand le président de Nîmes Métropole, dont dépend la salle, n’a même pas engagé de procédure contre la direction de Paloma », souligne un ancien membre de l’équipe de Franck Proust. À quelques kilomètres de là, dans une autre commune, une affaire d’un autre type attire aussi l’attention. Le préfet aurait été saisi d’un signalement visant une affiche de campagne jugée problématique. En question : l’utilisation d’une photographie qui aurait été prise alors que le candidat exerçait des fonctions à la tête d’un EPCI. « Peut-on parler de détournement de fonds publics, d’abus de confiance ou de financement illégal de campagne ? », interrogent les auteurs du courrier adressé à la préfecture. À ce stade, difficile de mesurer la portée réelle de ces procédures. Mais une chose est certaine : le troisième tour des municipales, celui des tribunaux, ne fait que commencer. Et ses conséquences pourraient, elles, peser bien plus lourd que le coût initial des campagnes.
Plouf. La piscine Pablo-Neruda est actuellement fermée. Une situation qui n’a rien d’une surprise pour certains observateurs. « Les installations sont anciennes, ce qui entraîne régulièrement des problèmes techniques », confie un interlocuteur. Cette fois, c’est la présence d’une bactérie dans les bassins qui aurait conduit à la fermeture, conséquence d’une fréquentation particulièrement intense ces dernières semaines. « Des militaires utilisent régulièrement les équipements, et des traitements sont appliqués à chaque fois. Mais là, cela n’a pas suffi », précise-t-on. Au-delà de l’incident ponctuel, c’est la question de fond qui ressurgit : celle de l’état des infrastructures. Faut-il engager des travaux lourds pour remettre l’équipement à niveau ? Ou repenser plus largement l’offre ? Certains posent même la question de l’usage intensif par certains publics. Des réunions sont prévues dans les prochains jours pour trancher. « Une réflexion est engagée sur la construction d’un nouvel équipement, accessible aussi en été. Nîmes manque cruellement de piscines », avance une source proche du dossier. Dans une ville parmi les plus chaudes de France, le sujet dépasse largement le simple incident technique. Il touche à un enjeu d’aménagement et de service public.
Un autre arbitre pour les Crocos ? À peine sorti de son émission en direct avec Objectif Gard cette semaine, Thierry Cenatiempo, président du Nîmes Olympique, a sollicité un rendez-vous rapide avec le nouvel adjoint aux Sports, Bruno Ferrier. « L’objectif est de poser les bases de la saison prochaine et d’anticiper le passage devant la DNCG », confie une source bien informée. Une prise de contact express, qui n’a pas forcément été du goût du nouvel élu. Arrivé récemment, Bruno Ferrier ne disposait pas encore de tous les éléments pour répondre de manière précise aux attentes du club. Une situation révélatrice d’un début de mandat encore en phase de rodage. Car derrière l’urgence du dossier Nîmes Olympique se pose une équation plus large. « Il y a bien sûr la question des Crocos, mais elle ne peut pas être traitée de façon isolée. Les besoins en rénovation des équipements sportifs à l’échelle de la Ville sont considérables. Et les marges de manœuvre financières, elles, restent limitées », glisse un observateur. Autrement dit, le club phare de la ville se retrouve pris dans un jeu d’arbitrages budgétaires et politiques. Entre soutien au football professionnel et investissements structurels pour l’ensemble des équipements, la municipalité devra rapidement tracer une ligne claire. Reste une question, en filigrane : faut-il opposer les Crocos au reste de la politique sportive nîmoise ? Ou trouver un équilibre, au risque de mécontenter tout le monde ? Un dossier très sensible.
Les sénatoriales ou un maroquin ? À l’approche du scrutin de septembre, le nom de Patrick de Carolis a un temps circulé pour mener une liste. Une hypothèse rapidement démentie par l’intéressé. Et, de toute façon, la voie vers le Palais du Luxembourg semble aujourd’hui verrouillée par Renaud Muselier, président de la région Sud. Dès lors, une autre question émerge : le maire d’Arles s’inscrit-il dans la durée locale ou garde-t-il un œil sur un horizon national ? « Pour le moment, la question ne se pose pas. Mais sa proximité avec Édouard Philippe pourrait rebattre les cartes », glisse une source chez Horizons. Car le scénario est dans toutes les têtes : en cas de victoire de l’ancien Premier ministre à la présidentielle, Patrick de Carolis pourrait être appelé à rejoindre le gouvernement. Et pas n’importe où. « La rue de Valois, au ministère de la Culture, serait une option crédible », avance ce même interlocuteur. Reste une interrogation de fond : quel intérêt pour l’édile arlésien de quitter son mandat, fraîchement renouvelé ?« Aucun, il vient d’être réélu », tranche un membre de son équipe. Mais en politique, les certitudes sont fragiles. Et les plans B souvent prêts. « S’il devait partir, la première adjointe a la capacité d’assurer l’intérim. La transition serait rapide », assure-t-on en interne. Autrement dit, à Arles, rien n’est acté. Mais une chose est sûre : derrière le calme affiché, les scénarios s’écrivent déjà.
Ça roule des mécaniques au Pont du Gard. Amateurs de voitures classiques et de compétitions historiques, à vos agendas. Le Tour Auto célèbre sa 35ᵉ édition et fera étape au pied du monument gardois, les 5 et 6 mai prochains. Près de 240 voitures historiques sont attendues pour ce rallye de prestige, devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour les passionnés. Après un départ de Clermont-Ferrand, les équipages rallieront le Gard le 5 mai au soir, en traversant notamment Lussan, Uzès et Remoulins. Le spectacle se poursuivra dès l’aube, le lendemain. À 6 h 45 précises, les voitures s’élanceront depuis le parking de la rive droite du Pont du Gard, direction Remoulins, Uzès et Moussac, avant de prendre la route de Toulouse via le circuit d’Albi. Un passage éclair, mais un moment fort pour le territoire. Entre patrimoine et mécanique d’exception, le Pont du Gard s’offre, le temps d’une étape, une vitrine à la hauteur de sa renommée.
Le Japon bientôt à l’honneur au Salon Miam ? Le Japon s’invite-t-il déjà dans les assiettes gardoises ? Alors que le festival Mang’Anîmes bat son plein ce week-end au parc des Expositions de Nîmes, célébrant la pop culture et le manga, une autre initiative pourrait prolonger cette immersion nippone. Selon nos informations, la CCI du Gard envisagerait de consacrer la prochaine édition du Salon Miam à la gastronomie japonaise. Une idée dans l’air du temps, portée par l’engouement croissant pour la culture et la cuisine du pays du Soleil-Levant. Si elle se confirme, cette orientation ferait du Japon l’invité d’honneur de l’édition 2026, prévue sur quatre jours à Alès. Une manière aussi de renouveler l’attractivité de cet événement culinaire en misant sur une thématique forte et populaire. Pour les amateurs de ramen, sushi, udon ou tempura, le rendez-vous pourrait bien s’imposer comme l’un des temps forts de l’automne gardois.
Les indiscrétions font une pause. Les indiscrétions du dimanche marquent une pause à l’occasion des vacances de Pâques. Rendez-vous le 10 mai prochain pour une nouvelle salve de coulisses de la vie politique et économique du Gard, d’Arles et de Lunel. D’ici là, restez connectés : vous le savez, l’actualité — et ses indiscrétions — ne s’arrêtent jamais vraiment dans nos colonnes.