Bagnols-Uzès
Publié il y a 1 an - Mise à jour le 15.11.2021 - marie-meunier - 3 min  - vu 462 fois

LAUDUN-L'ARDOISE Grève des personnels : une semaine après, le maire s'exprime

Des mots qui pourraient bien rallumer la mèche des tensions entre le maire, les syndicats et les représentants du personnel.
Le maire de Laudun-l'Ardoise Yves Cazorla (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)

Les 8 et 9 novembre, les personnels municipaux de Laudun-l'Ardoise ont de nouveau fait grève. Finalement, le mouvement a été suspendu après qu'un accord de crise ait été trouvé entre les syndicats FO et CGT et la mairie. Il pose aussi le cadre des futures négociations pour la mise en place des 1 607 heures. 

Il était jusqu'à présent resté relativement discret. Mais le maire, Yves Cazorla, a souhaité s'exprimer plus amplement sur la situation dans un communiqué questions-réponses plutôt salé... Se dédouanant littéralement de l'issue conflictuelle du sujet complexe que sont l'entrée en vigueur des 1 607 heures. Ces quelques lignes ont ravivé la colère des délégués du personnels et du syndicat FO qui s'exprimeront très prochainement. "On est outré de ce qu'il raconte. Il fait tout pour nous décrédibiliser", réagissait un des représentants FO, qui a le sentiment que le premier magistrat laudunois remet de l'huile sur le feu alors qu'un pas en avant avait été fait. Attention à la reculade...

Alors qu'a dit le maire dans son communiqué ? Tout d'abord, que l'origine du conflit entre les syndicats et la municipalité remonte à l'annonce de la loi des 1 607 heures : "Depuis des décennies, il est d’usage que les maires donnent deux voire trois ou quatre jours de congés supplémentaires à leurs agents. À Laudun-l’Ardoise c’est neuf jours. L’origine de ce conflit est la perte de ces jours et l’application des 35h par semaine, imposées par l’État à partir de janvier 2022".

"Mettre en cause l’inaction du maire pour masquer la leur devant les agents"

Yves Cazorla ajoute que les "chefs de service ont souhaité faire des propositions au mois d’avril pour aménager un temps de travail plus long dans l’intérêt de la collectivité avec mise en place de RTT afin de récupérer des jours au choix des agents." Il affirme que cette démarche a été mal perçue par le syndicat FO et les représentants du personnel qui "ont souhaité s'en occuper seuls" et qui "n'ont ensuite pas avancé sur ce sujet pendant plusieurs mois et ont déposé des préavis de grève à répétition avec une liste de revendications plus longue à chaque fois malgré de multiples réunions."

Pour Yves Cazorla, il s'agissait clairement de "mettre en cause l’inaction du maire pour masquer la leur devant les agents." Il continue de retracer : "Voyant que les choses n’avançaient pas, nous avons pris les choses en main et commencé à consulter les services avant la grève pour informer les agents et recueillir leur ressenti sur tous les sujets qui les concernent et notamment les RTT."

À ses yeux, le maire fait preuve de souplesse sur les emplois du temps : "Aujourd’hui, il y a beaucoup d’agents qui bénéficient d’aménagements horaires à leur convenance pour avoir une demi-journée ou un jour de repos hebdomadaire. D’autres font des heures supplémentaires pour utilité de service qu’ils peuvent récupérer quand ils le souhaitent."

"Tout le monde sait que le syndicat FO et les représentants du personnel ont souhaité qu’il y ait un conflit"

Bref, pour le premier magistrat, il n'y a pas de problèmes à Laudun plus qu'ailleurs : "Tout le monde sait que le syndicat FO et les représentants du personnel ont souhaité qu’il y ait un conflit. (...) Ils ont embarqué les agents dans une action politique contre le maire en sollicitant l’opposition pour le vote sur les RTT."

Le maire dit avoir posé un ultimatum le 9 novembre et stigmatise FO et les représentants du personnel tandis que la "CGT et un nombre important d’agents voulaient signer l’accord" de sortie de crise. En conclusion, Yves Cazorla dit avoir "déjà bien pris les choses en main" en organisant des réunions et "que les choses vont bien avancer comme ça aurait dû être le cas depuis des mois". Il souhaite maintenant un dialogue plus serein avec FO et les représentants du personnels "dans l'intérêt des agents et de la collectivité." Pas sûr que cette posture donne envie de renouer le dialogue. Dommage après la petite avancée de la semaine dernière...

Marie Meunier

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