"Le samedi 31 janvier se tiendront dans toute la France des “rassemblements citoyens”, à l’appel du syndicat de police nationale Alliance, pour protester contre le manque de moyens alloués à la police. (...) En réalité, un simple coup d'œil à l’appel national d’Alliance révèle les motivations réelles derrière cette mobilisation. Évoquant une “crise sécuritaire majeure” et un “affaiblissement continu de l’autorité de l'État”, le syndicat joue sur la peur des citoyen-nes, et porte une vision apocalyptique et paranoïaque de la société. Il convient de rappeler que, contrairement à ce qu’avance Alliance, la police n’est pas touchée par les coupes budgétaires massives affectant les autres services publics. Qu’il s’agisse de la police municipale, ou de la police nationale, les budgets municipaux et nationaux alloués à la sécurité sont en constante hausse année après année. Les violences policières, quant à elles, sont bien réelles : elles touchent de manière disproportionnée les habitant-es de quartiers populaires et les personnes racisées", explique la liste des Insoumis, candidate aux municipales à Nîmes.
Et de poursuivre : "Sur le sujet des violences policières, la seule réponse apportée par Alliance est la volonté d’instaurer une “présomption de légitime défense” qui inverserait la responsabilité en plaçant les auteurs de violences en position de victimes. Un texte de loi, issu de la niche parlementaire des Républicains et reprenant cette proposition, a récemment été rejeté à l’Assemblée nationale, grâce à la mobilisation des parlementaires de gauche, au premier rang desquels les Insoumis-es. Alliance est bel et bien un syndicat d’extrême droite, qui défend l’impunité totale pour les auteurs de violences policières, porte une vision ultra-répressive et sécuritaire de la société et ne cache pas sa proximité avec le Rassemblement National et Reconquête. Ces “rassemblements citoyens” constituent une véritable opération de blanchiment des positions d’extrême droite du syndicat, une dangereuse normalisation de leur idéologie ultrasécuritaire, ainsi qu’une grave entorse au devoir de réserve auquel sont soumis les fonctionnaires de police."
Nîmes Écologique et Solidaire "dénonce cette instrumentalisation d’une colère citoyenne légitime contre l’austérité, rappelle sa totale opposition à l’extrême droite, qu’elle soit politique ou syndicale, et apporte son soutien aux victimes de violences policières ainsi qu’à leurs familles. Nous portons une vision de la tranquillité publique fondée sur la lutte contre l’exclusion et les inégalités, opposée à celle du tout-sécuritaire. Nous réaffirmons notre volonté, une fois élu-es, de désarmer la police municipale et de redéfinir ses prérogatives vis-à-vis de la police nationale. Nous nous engageons également à stopper la prolifération de la vidéosurveillance algorithmique, très coûteuse et inefficace, dont certaines dispositions ont été votées à l’unanimité, y compris par l’opposition, en conseil municipal nîmois."