Il y a une semaine, le secret de Polichinelle a été rendu public avec l'officialisation du choix de Patrick de Carolis de prendre sur sa liste Patrick Chauvin, ancien premier adjoint d'Hervé Schiavetti, maire d'Arles de 2001 à 2020. Un choix qui a d'abord fait réagir Jean-Michel Jalabert, ancien premier adjoint de Patrick De Carolis qui se présente contre lui.
Dans la foulée, c'est le communiste Nicolas Koukas, tête de liste de "L'union pour Arles", qui a critiqué ce choix. "Depuis le début de son mandat, le maire d’Arles a construit son discours sur une critique permanente de l’ancienne municipalité : ses décisions, ses orientations, son bilan. Tout était à rejeter, tout était à condamner. Aujourd’hui, les actes contredisent lourdement les paroles. Le maire recrute celui qui, en 2014, mettait précisément en œuvre la politique qu’il dénonçait avec virulence", déplore-t-il dans un communiqué.
"Notre ville mérite mieux"
Avant d'ajouter : "Il s’approprie ensuite des projets majeurs engagés avant son arrivée : la Cavalerie et le dispositif cœur de Ville, les Minimes, les Papeteries Étienne, et d’autres encore, essentiels au développement économique et à l’emploi local. Il va même jusqu’à reprendre des propositions issues de notre programme, comme la création d’une foncière — un projet qu’il qualifiait hier de « n’importe quoi ».
Et de conclure : "Arles ne peut pas avancer au rythme des calculs politiciens. Ce jeu de bonneteau entre anciens élus ne m’intéresse pas. Dans cette élection, mon seul adversaire, ce sont les difficultés quotidiennes des Arlésiennes et des Arlésiens. Notre ville mérite mieux qu’un discours à géométrie variable, dicté par le sens du vent. Elle mérite une vision claire, un cap assumé et un projet solide pour son avenir. C’est celui que nous portons collectivement avec l’Union pour Arles."