Le Tribunal Administratif de Nîmes a jugé une affaire peu commune en ce début d’été. Celui de la demande de l’annulation du scrutin municipal de Saint-Christol-de-Rodières, remportée pour seulement deux voix par Jean-Marc Giannotti et sa liste 'Agir avec vous pour Saint-Christol-de-Rodières face à ‘Divers et unis pour Saint-Christol-de-Rodières’, mené par Hervé Clément, son ancien 1ᵉʳ adjoint. La majorité des griefs a déjà été rejetée, mais il en reste un en litige : "Il porte sur un tract distribué en dernière minute mais dans les temps, explique Jean-Marc Giannotti. On y a soulevé qu’une construction qu’ils portaient aggraverait les problèmes d’eau dans le village. Ils se plaignent de ne pas avoir eu le temps de répondre."
Les autres griefs, portant sur "l’inscription irrégulière de deux électeurs" et "des pressions et un harcèlement lors de la campagne électorale et au sein du bureau de vote le jour de l’élection", ont été rapidement déboutés par le Tribunal Administratif de Nîmes, "qui fait valoir que les griefs soulevés par le requérant ne sont pas fondés", assure Jean-Marc Giannotti. "Pour l’inscription irrégulière, ils ont eux-mêmes fait la vérification. Ils ont rempli les formulaires à destination de la préfecture en disant ‘Rien à signaler’ et parlent d’échanges cordiaux dans leur dossier."
Mais le grief portant sur le tract sera jugé en appel par le Conseil d'état dans un délai de six mois. Des élections pourraient alors être réorganisées en décembre. "On a d’autres choses à faire que s’occuper de ça, du temps et de l’énergie à mettre ailleurs… Des trous dans la toiture de l’église menacent un effondrement, notre cimetière s’en va petit à petit…", souffle le maire. Affaire à suivre.
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